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Nom du blog :
absurdeetparadoxes
Description du blog :
de l'humour, des critiques, des réflexions, de la musique, de tout autant que de rien...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
29.04.2008
Dernière mise à jour :
21.06.2008
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No Sex in the Tipi

Théories de communication

Posté le 07.06.2008 par absurdeetparadoxes
On dit qu’entre ce qu’on pense, la façon dont on le pense, les mots qu’on utilise pour le dire, l’intonation de notre phrase, ce que l’autre entend, ce qu’il comprend, et ce qu’il interprète, il y a déjà sept bonnes raisons pour que le dialogue se transforme en dispute. Je pense que ça peut aussi créer quelques quiproquos pas forcément drôles. Dispute ou pas, en tout cas, il peut apparaître des malentendus. Et c’est là que commencent les problèmes.

Je venais de terminer une discussion sur msn qui me laissait un goût un peu amer quand je me suis fais cette réflexion. Prémonition, intuition, simple déduction, on peut appeler cela comme on veut, toujours est-il que je ne pensais pas être si proche de la réalité.

Bridget passait justement boire un petit apéritif avant un autre rendez-vous ce soir là.

-Dis, comment tu le prendrais toi si on te disait que tu es une ‘’belle personne’’ ? demanda t elle à EraS.
-Comment ça ? A quel niveau ? Et qui me dirait ça ?
-Tu te souviens de mon Barré ?
-L’indécis ?
-Celui là. Dans une discussion il y a quelques jours il a réussi à caser que j’étais une ‘’belle personne’’. Sur le moment, j’ai bien pris le compliment. Mais en y repensant, je me suis demandé ce que ça voulait dire ‘’être une belle personne’’. Ca veut dire que si il n'avait pas déjà quelqu'un nous serions ensemble ? Qu'avec lui ça n'aurait pas collé mais que je garde le moral car je trouverai quelqu'un un jour ? Que j'ai un bon fond, genre mère Thérésa ? Que la tête et le physique sont harmonieux ?
-Que tu ne fais pas de miettes en mangeant ton pain ou que tu ne manges pas de pain avec tes pâtes…
-Oui donc pour toi, c’est pas un compliment.
-Pour moi ça ressemble drôlement au ‘’t’es un mec génial’’ qu’on me sort à chaque fois.
-C’est bien ce que je me disais. Mais si c’est moi qui te sors ça, tu le prendrais mal ?
-Toi je sais exactement ce que tu veux dire si tu me sors un truc de ce genre, c’est différent. Là ça voudrait juste dire que pour toi, je suis quelqu’un de bien, au dessus de la moyenne, que tu as de l’estime pour moi, que tu m’apprécies beaucoup.
-Bien vu.
-Depuis le temps qu’on se connaît, je sais que ça serait sincère, surtout avec deux ou trois autres Martinis dans le cornet. Après, venant d’une ex… Je crois que je le prendrais assez mal quand même.
-Pourquoi on ne sait jamais vraiment ce que les gens veulent nous dire quand ils nous le disent et qu’on se torture toujours pour savoir comment tout interpréter ?


Sans le savoir, et pour des raisons différentes, Bridget se posait la même question que moi. Et je me demandais également ce que j’avais pu dire pour que ce soit interprété de cette manière.

De son côté, Chapo se demandait par contre comment faire comprendre à quelqu’un qu’elle l’appréciait un peu plus qu’il ne semblait le croire. Et ce, sans le perdre, car de son point de vue, le risque était grand.

Pendant ce temps là, Scrat s’arrachait les cheveux, perdait patience et se languissait de sa campagne natale. La vie dans le service où elle venait d’atterrir était morne, le travail en lui-même n’était pas non plus des plus plaisants et les collègues n’avaient qu’une chose en tête : vacances avec leur mari ou leur futur mari. Juste ce qu’il lui fallait ou presque donc. Il ne manquait plus que l’éternelle question : ‘’mais comment ça se fait que tu sois encore célibataire à ton âge ? Tu es très jolie et intelligente’’…

Rectification, la future mariée venait de la lui poser….

Le Cousin, enfin, venait de signer son embauche et s’ennuyait fermement avec une bonne sœur échappée de son couvent. Il passait donc le temps en montant des agglos dans la maison qu’il était en train de se construire.

Ce week-end là, Scrat était de garde et ne pouvait désespérément pas rentrer, Chapo avait une soirée de son côté, et Bridget partait en expédition chez le frère de son dernier coup de cœur.

Il ne restait pour Cousin et moi qu’une bonne soirée entre mecs en perspective : pizza, bière/vodka, DVD et peut être sortie ensuite.

Mais c’était sans compter sur cette fameuse conversation msn…

Les choses en entraînant une autre, un échange de numéros de téléphone s’était fait les jours précédents, au milieu de plusieurs conversations, et ce vendredi soir là, en guise de soirée entre mecs, ce fut une soirée entre deux mecs et deux filles.

Et malentendu il y avait eu, justement. D’une simple conversation pour ‘’faire connaissance’’, l’une des filles avait compris que je la draguais.

La soirée se termina au petit matin vers 7h avec le départ des deux filles.

Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir…

Seulement, au premier abord, une relation qui commence sur un malentendu, ce n’est pas le top. Quand ensuite, il s’avère qu’au lieu d’une grande brune dont je raffole il s’agit d’une petite blonde… Mais ce point n’étant finalement qu’un détail sans importance, il restait à voir le reste.

Je décidai d’en parler avec le Cousin au téléphone.

- Tu penses quoi de tout ça Cousin ?
- Tu veux dire le week-end de débiles qu’on a passé ?
- Ben… dormir deux heures par nuit pendant trois jours, ça on a déjà fait, c’est plutôt ton opinion sur la tournure probable des événements qui m’intéresse.
- Je ne sais pas trop, faut voir, je ne la connaissais pas avant vendredi, alors tu comprends…
- Mhm… Moi je ne sais pas quoi faire. Elle peut être adorable dix minutes et les dix minutes suivantes elle me saoule. Remarque pour une fois, ce n’est pas une psychopathe qui ne sait pas ce qu’elle veut.
- Idem, c’est pour ça que c’est tentant quand même, ça a l’air simple pour une fois.
- Mouais, je ne suis pas entièrement convaincu pour autant, je me méfie des apparences. Je ne sais vraiment pas quoi faire.
- Moi non plus, d’autres priorités en tête. Je vais laisser couler, je verrai bien comment ça va évoluer. Ce qui est sûr c’est que je ne vais pas me prendre la tête.

Et je laissai donc passer un peu de temps. Une soirée en entraînant une autre, les cinés s’enchaînant je me rendis vite compte de plusieurs choses.
Il fallait que j’en parle à Scrat.

Heureusement, elle rentrait ce soir là. Au programme, vodka, pizza et un Cabernet Sauvignon d’Afrique du Sud qu’il fallait qu’on goûte.

-Quoi de neuf de ton côté ? demande t elle à brûle pourpoint
-Besoin d’un avis. Ca ne t’est jamais arrivé de penser que tu faisais une énorme connerie et de ne pas savoir comment abréger sans faire trop de dégâts ?
-Tu parles de ton dernier flirt là, ce n’était pas une question, Scrat comprend toujours les choses rapidement.
-Je voulais nous donner une chance. Elle peut être adorable, mais…
-Ca bloque au niveau du lit ?
-Oula non, de ce côté… Rien à redire au contraire. C’est plutôt que je ne sais pas de quoi lui parler, on n’a pas du tout les mêmes délires, les mêmes centres d’intérêt, elle dit amen à tout ce que je raconte comme conneries… Ca a un côté simple, je ne dis pas le contraire, mais… j’ai déjà l’impression d’avoir une laisse autour du cou, mon espace vital vient de subir une atrophie foudroyante.
-Donc tu as décidé que tu devais rompre.
-Soit je reste alors que je n’éprouve rien de spécial, pour ne pas lui faire de mal, soit je la quitte maintenant, alors qu’elle est déjà bien accro mais avant que ça n’empire.
-Te connaissant tu as déjà pris ta décision alors.
-Tu l’as vue toi, et tu me connais…
-Bon courage alors, mais si tu ne le fais pas, ça ne te ressemblera pas non plus.
-Je m’occupe du vin et du dvd pendant que tu gères les pizz.

Simple comme discussion. Un peu puérile aussi, elle me donne l’impression d’être un collégien. Comme toute cette histoire d’ailleurs. Et comme je ne réponds pas à ses sms, elle en renvoie, et appelle… Deux semaines se sont à peine écoulées et déjà je n’ai plus de vie de mon côté, je dois rendre des comptes. Non, ça ne peut plus durer, mes attentes sont différentes, je vais sans doute lui faire mal, mais la décision est prise. Je me souviens des quelques mots d’un ami. Il faudra que je lui dise que je comprends tout à fait son point de vue sur ce genre de relations.

Finalement, un des plus gros problèmes des célibataires quasi trentenaires vient peut être aussi de cette incapacité à communiquer. On a peut être trop tendance à vouloir interpréter les choses, là où il n’y a rien à interpréter. A transférer nos attentes dans les mots des autres, comme si nous étions des espèces de naufragés qui tentent de jeter une bouée vers le premier être vivant que nous croisons. Il y a des radeaux qu’on préfère parfois ne pas quitter, ils sont familiers, ils ne remettent pas tout en cause. Tant qu’à être un naufragé, autant l’être dans la bonne humeur et fidèle à ses principes. Je vais m’en vouloir de la faire souffrir, mais si je veux pouvoir me regarder dans un miroir, je dois retourner sur mon radeau. Il reste un excellent concert en perspective pour endormir l’esprit… Un concert avec la bande !

les fourmis et leurs héros tv

Posté le 18.05.2008 par absurdeetparadoxes
N’est il pas étrange que le monde soit fait de manière telle que l’humanité semble avancer dans une direction un peu à l’image d’une fourmilière tandis que chacun de nous, autour de nous, n’est obsédé que par ses propres désirs et objectifs ? Affairé à la recherche d’un improbable bonheur pour certain, avec ou sans âme sœur, tandis que d’autres savent se contenter de ce qu’ils ont, ou font au mieux avec leur famille à gérer…
Tout ce monde avec ce lot quotidien de soucis et de petits plaisirs…
Chacun dans sa direction…
Et moi je me trouve là au milieu, comme des millions de personnes, avec mes espoirs et mon passé, mes idéaux un peu surannés et mon cynisme dégoûté, en quête comme tout le monde d’un amour improbable alors qu’on me répète depuis l’enfance que ‘’ça vient quand on s’y attend le moins, quand on ne cherche pas…’’.

Est-ce que c’était le point commun de tous ces célibataires quasi-trentenaires ? Avaient ils en eux une tare qui les distinguait du reste du monde ? Se remettaient ils trop en question ou au contraire pas assez ? Ou était ce du en partie aux dessins animés qu’ils avaient ingurgité étant enfants ? Ils étaient la génération 80, leurs premiers pas dans la vie se sont faits avec le Capitaine Flamme, Albator, Goldorak et tous les autres. Au final, tous leurs exemples étaient rongés de sentiments amoureux qu’ils ne pouvaient assouvir, destinés à servir un idéal noble… Du moins pour les garçons, les filles elles avaient pour exemple Gigi, Candy et consoeurs… Ce qui n’était pas mieux au final.

Bref, EraS en était là de ses pensées, au milieu des étalages d’une boutique spécialisée en fringues pour homme qu’il affectionnait particulièrement. C’était là un de ses pêchés mignons. Il ne pouvait s’empêcher facilement d’entrer dans cette boutique, ‘’juste pour voir’’… Et il en ressortait invariablement avec quelque chose.

Aujourd’hui il jeta son dévolu sur une chemise kaki un peu cintrée.

Un peu plus tôt dans la matinée, il avait donné rendez-vous à presque tout le monde : Bridget, Scrat et le Cousin. On passerait en test la blanquette de veau d’EraS.

Après quoi, direction la nuit des musées.

En payant ses achats, EraS avait failli y inviter la vendeuse de la boutique. Mais il s’était dit que pour une première, en admettant que celle-ci accepte, un musée ne serait peut être pas le top. Surtout avec la bande. Pas évident pour un premier contact, aussi bien pour elle que pour lui.

Mais sa décision était prise : sans risque, pas de réussite possible ! Il l’inviterait donc la prochaine fois qu’il reviendrait. Pour aller boire un café. Classique mais bon…

Comment pouvait elle s’appeler ? Il n’en avait pas la moindre idée, son intuition d’habitude fidèle ne lui servait à rien cette fois ci. Par contre il trouvait ses grands yeux bleus ravissants. Non... Hypnotisants serait plus exact. Dans les 25 ou 26 ans peut être, maximum en tout cas. Grande et brune… Craquante.

Mais le repas n’allait pas se faire tout seul. Direction la maison pour un peu de ménage, beaucoup de vaisselle (les joies du célibat, ou l’art d’entasser la vaisselle sale…) et préparation culinaire.

Il s’attela à la partie cuisine dés 16h30 : pour être bonne, la blanquette devait cuire lentement, très lentement.

Scrat arriva vers 17h30. Ils en profitèrent pour regarder quelques épisodes de Sex and the City tout en discutant de choses et d’autres devant un café et une délicieuse tablette de chocolat noir. La semaine de Scrat, exilée forcée vers une ville qu’elle n’aimait pas, travaillant dans un service dont elle avait horreur, avait été épuisante. Aussi, elle apprécia ces instants de calme qui lui laissaient enfin un peu de répit pour souffler.

La nuit des musées débutait officiellement à 19h30, ce qui leur laissait largement le temps de boire l’apéro et de manger tranquillement.
Mais c’était sans compter les habituels retards de Cousin. Arrivé avec près d’une heure trente de retard, Scrat Bridget et EraS avaient bien sûr commencé l’apéro.

-Je crois que je suis encore passé pour une blonde la semaine dernière au taf, annonça Bridget.
-Blonde comment ? demanda EraS.
-J’avais un problème avec une commande qui n’arrivait pas, en Allemagne. Ils ne comprenaient pas que la commande arrive si tard alors une fille m’a appelé pour râler. Moi je n’y étais pour rien : avec les ponts, tous les chauffeurs ne roulaient pas. J’ai essayé de lui expliquer…
-Là je redoute le pire, intervint Scrat.
-Et moi, quand on m’agresse dés le matin quand je ne suis pas bien réveillée… Je lui ai demandé si eux ne faisaient pas le pont pour le 8 mai.
-…
-Elle m’a répondu : nous on a perdu la guerre.

C’était de l’avis général une belle boulette en effet. Du grand Bridget.

Quelques martini et vodkas plus tard, la blanquette fut servie. EraS, vivant seul, comme tous les mecs célibataires ou presque ne se cassait pas vraiment la tête pour se faire à manger la semaine. En revanche, il adorait ces temps de pause du week-end pour s’occuper des ses amis.

Soignant la présentation de ses assiettes, il leur servit une blanquette accompagnée d’un peu de riz et d’un gratin de courgettes, le tout accompagné d’une sauce aux champignons de Paris et aux trompettes de la mort.

Ravi de sa présentation, il le fut encore plus de l’enthousiasme de ses amis et du bon appétit dont ils firent preuve. Ce fut littéralement une mise en pièces. Que l’Arbois et le Charcenne arrosèrent agréablement.

Tant et si bien, qu’arriva 23h et le repas se terminait à peine. En comptant le temps de trajet, il s’avéra que la nuit des musées… et bien serait pour l’année prochaine ! Quant à sortir… tout le monde avait un peu bu donc les discutions allaient durer encore un moment : l’humour était au rendez-vous et l’ambiance était agréable, les sujets traités variés… en plus on pouvait fumer tranquillement sans avoir à sortir, et, bonus d’entre les bonus, la musique qu’on voulait !

EraS avait annoncé en début de soirée la création de sa chronique, ce qui l’avait poussé à se lancer à nouveau dans l’écriture (il a toujours écrit beaucoup de choses, des poèmes aux nouvelles en passant par diverses tentatives inabouties de romans), et leur avait présenté les premiers jets de No sex in the Tipi.

-Du coup, ce matin je me posais la question suivante : vous croyez qu’on se remet trop en question ou pas assez ? Qu’on cherche trop à ressembler à une sorte de compromis entre ce que nous sommes et un ‘’nous’’ idéal ? demanda t il.
-Pas assez de remise en question, je ne pense pas, répondit Bridget,
-Plutôt l’inverse oui, dit Scrat,
-Surtout les filles ! intervint le Cousin,
-Vous n’êtes pas les derniers pourtant vous les mecs. Tous des torturés.
-Là je ne suis pas d’accord Bridget.
-Moi non plus, remarqua EraS, quand tu vois le nombre de sangliers qu’on croise partout, eux on ne peut pas vraiment dire que ce soit des adeptes de l’introspection…
-Ils préfèrent introspecter dans les blondes oui, dit le Cousin.
-Non mais je parle des mecs normaux moi, pas des dragueurs fous, reprit Bridget
-Ah parce que t’en connais beaucoup toi ? sourit Scrat
-Le problème des mecs c’est qu’ils sont trop compliqués, continua Bridget, soit ils ne veulent que du cul, soit ils disent qu’ils veulent une relation sérieuse, mais dés que ça devient trop sérieux, ils se barrent !
-Les mecs, compliqués ? c’était EraS. Tu délires, un mec c’est binaire, c’est comme un ordinateur la plupart du temps : des 0 et des 1, oui ou non, d’accord pas d’accord, ça marche ça marche pas, blanc ou noir. Quasi tout le temps comme ça. Les filles c’est ‘’peut être’’, ‘’je ne sais pas’’, c’est ‘’oui’’ et deux minutes après ‘’non’’, sans qu’on puisse savoir pourquoi. Tiens, ce truc pour un mec est rose ou rouge, pour une fille ce sera fushia ou je ne sais quoi.
-Ils ne sont pas tous comme ça non plus, heureusement, dit Scrat.
-Non, j’ai dis la plupart du temps… Sinon ça doit être notre côté féminin qui s’exprime. Mais plus sérieusement, je crois que beaucoup de mecs sont des sangliers. Jusqu’au jour où ils se font avoir, qu’ils aiment vraiment et qu’ils se font plaquer comme des merdes, quand on leur fait ce qu’ils ont toujours fait. Là, souvent ils deviennent des torturés.
-Sauf que toi tu n’as jamais été un dragueur et que tu es quand bien barré.
-C’est différent, moi j’ai toujours été un idéaliste.
-Exact. Alors quoi ? C’est tout ou rien avec les mecs ? Y en a pas un seul à peu près équilibré ?
-Ils sont comme les filles : entre celles qui font les pintades et prennent les mecs pour des cons, histoire de se venger des sangliers qu’elles ont croisé, et celles qui paraissent bien mais qui sont des nevrosées psychotiques incapables de sortir du passé… Elles sont rares celles qui n’entrent pas dans ces catégories.
-On n’est pas des névrosées !
-Je crois qu’en matière d’amitié mais aussi en matière de sentiments, il n’y a pas que les qualités de l’autre qui nous attirent. Je crois que ce qui fait durer, c’est qu’on s’entende le mieux avec ceux qui ont des défauts compatibles. De la même manière que je ne vais pas supporter certains travers, toi ça ne va pas te déranger, et inversement.
-Peut être que la difficulté est de trouver quelqu’un avec les qualités qu’on apprécie mais dont les défauts nous conviennent oui.
-Ca ne nous dit pas si on se remet trop en question ou pas assez.
-Ca dépend des gens. Nous peut être un peu trop. Mais pour l’histoire de l’idéal auquel on essaye de ressembler… Je pense qu’on essaye tous de plaire, d’une manière générale. Donc forcément, on fait attention à ce qu’on met, à ce qu’on dit et tout ça.
-Donc le regard des autres quoiqu’on en dise compte plus que ce que nous sommes réellement.
-De certains en tout cas, oui, sûrement.
-Et bien on n’est pas tirés de la berge ! conclut EraS.

Au fond, le regard des autres pèse toujours sur notre façon d’être, à cause de cette référence à la norme. Peut être que c’était ça la vraie question : qu’est ce qui a fait, à un moment, que la norme est arrivée à tellement influer sur nous que nous ne nous en rendions même plus compte ?

Finalement, on se remet en question par rapport à quoi ou à qui ? C’est toujours le référentiel qui compte. Par rapport à ce que nous voudrions ? A ce que nous voyons autour de nous ?

La seule tare qu’ont les quasi-trentenaires ne vient pas de leur éducation sentimentale, de leurs états d’âmes, mais de l’influence de la norme, insidieuse, omniprésente, impalpable. Et ce sentiment de ne pas être à sa place ne naît sans doute que de cet état de fait : ils sont finalement un peu comme des rebelles qui n’entrent pas dans le carcan.
Ca ne les empêche pas de le désirer un peu malgré tout ce carcan. Mais pour eux c’est sans doute plus par idéal que par obligation de se soumettre à la norme.

Je trouve cette vision assez rassurante : mon moment n’est pas venu, voilà tout. Je ne suis pas si anormal que ça, ou plutôt, si je le suis, c’est parce que je suis moi, et ça, c’est flatteur. Reste à trouver une anormale avec des défauts compatibles…

Et continuer à partager ces bons moments avec mes amis, de bons repas, de bons vins… Car casé ou pas, les amis, les vrais, eux sont toujours là.

Le numéro 0, le pilote...

Posté le 16.05.2008 par absurdeetparadoxes
Comme dans toute série qui se respecte, il faut un pilote qui va te présenter les principaux personnages et te donner un aperçu de ce qu’ils sont, ce qu’ils pensent, etc.

Ici, je n’utiliserai que des pseudos, et laisserai dans l’ombre certains détails personnels, changerai quelques noms de lieux, je préfère te prévenir tout de suite. Un blog a beau pouvoir être un journal intime, il y a des choses que je préfère garder pour moi, tu pourras le comprendre je pense.

Tu suivras donc en ces lignes les aventures de ton serviteur, et je prendrai ici le pseudo de EraS. Amateur d’arts, de musiques le plus souvent peu connues, c’est un bricoleur hors pair et un touche à tout qui entre autre s’essaye au dessin.

L’un des meilleurs amis d’Eras n’est autre que son Cousin. Inséparables dés qu’il s’agit de faire la fête, et ce depuis leurs 12 ou 13 ans, ils vivent dans le même village campagnard, tandis que certains de leurs amis se sont un peu éloignés. Ce qui ne t’empêchera pas de les croiser de temps à autre je pense.

Souvent, Scrat les accompagne. Scrat, à peine plus jeune que Cousin et Eras, suit des études et n’est par conséquent là que le week end. Cette fille est une pile électrique qui a un goût prononcé pour les fringues et les chaussures. EraS et elle se connaissent depuis environ 5 ans.

Une autre fille de la bande, Bridget. Elle doit ce surnom a sa troublante ressemblance à Bridget Jones en ce qui concerne toutes les gaffes qu’elle est capable de faire et celles qu’elle a déjà commises. Grande consommatrice d’art et de cinéma, c’est une adepte d’artistes tels que Ez3kiel, Moriarty, Björk, etc. Ce qui fait d’elle la compagnie idéale d’EraS lorsqu’il a envie d’expos ou autres. A moins que ce ne soit l’inverse. Bridget et EraS se connaissent depuis l'enfance.

La troisième femme du groupe n’est autre que Chapo. A la différence des autres filles, elle ne vit pas dans le même village, mais un village voisin. Son goût pour la fête est assez prononcé et elle est un peu le clown qui prend plaisir à vivre l’instant présent avant qu’il ne passe. Elle connait EraS depuis plus de 10 ans, mais avec les divers déménagements d'EraS... C'est le hasard qui les a fait se rencontrer à nouveau l'an passé.

Enfin, tu croiseras sans doute assez régulièrement Dadal, le plus vieux des mecs, grand philosophe et pourvoyeur d’expressions imagées, dont la vision du monde a souvent tendance à faire bouillir le cerveau d’EraS. Leurs discussions se terminent d’ailleurs souvent au petit matin, quand le jour se lève, après un apéro de maçon, ponctuées par des ‘’ ta gueule les oiseaux’’ assez retentissants. C’est également celui qui a fait découvrir à EraS l’univers de la musique Indus et EBM et à ce titre, son compagnon le plus régulier depuis une quinzaine d’années dans tous les concerts et soirées, de France ou d’Hélvétie, celui avec qui il partage le plus ce goût particulier.

Voilà pour ce qui est des principaux personnages, tu les découvriras un peu plus à chaque épisode, ainsi que d’autres de leurs relations.

To be continued…

Naissance d'une improbable chronique

Posté le 16.05.2008 par absurdeetparadoxes
Pourquoi un tel intitulé ? Un vague rapport avec la célèbre série ‘’Sex and the City‘’ ?
Et bien en fait… Un peu…

Le mieux est d’expliquer le pourquoi du comment, et pour le coup, je vais utiliser des pseudos qui seront utilisés pour tous les personnages de cette chronique.

Donc, grosse soirée chez Scrat. Depuis le temps qu’on entend vanter ses lasagnes, voilà LA soirée où nous allons tous chez elle, dans son appart ‘’à la ville’’. Il faut en effet savoir que je vis dans la campagne profonde…

La soirée se déroule à merveille, les lasagnes sont à se damner, un vrai régal ! Et le petit arbois que Cousin et moi avons eu la bonne idée d’apporter fait son effet.

Bref, réveil samedi matin assez tôt, avec le soleil. Le Cousin a déserté, déjà rentré je suppose. Scrat quant à elle, semble dormir encore.

Mais voilà, il n’est que 6h30 ! Je n’ai certes dormi que 3h, je n’ai plus sommeil. Donc, l’option la plus évidente : DVD !

Le premier qui me tombe sous la main, n’importe quoi, pourvu que je ne connaisse pas.

-‘’Sex and the city’’ ? Kesako ? Ah oui, je crois que Scrat en a déjà parlé… Truc de filles assez marrant apparemment… Boarf, vivons dangereusement, essayons !

Ainsi découvris je cette série donc j’avais vaguement entendu parler. Et oui, comme je le disais, je vis à la campagne, et chez moi, je n’ai même pas la 6 ! Hé hé, on ne peut pas tout avoir non plus. Et puis bon, ça ne figure pas dans mes priorités, loin de là.

Là je dois dire qu’au premier épisode de la première saison, je ne savais pas quoi penser. Je me demandais si je devais rire ou changer de DVD. Une série sur 4 filles célibataires trentenaires dans Manhattan qui traite de l’amour sous toutes ses formes, à priori, sans tabou… et les mecs en prennent pour leur grade ! Belle panoplie !

Mais après tout, comme je suis assez cynique et amateur d’auto-dérision, pourquoi pas ?

3 puis 4 épisodes défilèrent ainsi avant que Scrat n’émerge. Evidement, elle fut assez surprise de me découvrir captivé par ces 4 filles, limite déjà un peu amoureux de Charlotte (ralala…), et passablement mort de rire.

Pour un premier contact, ce fut réussi.

Par la suite, des références à la série furent faites au détour de plusieurs conversations, mais j’en étais resté à mes 4 épisodes.

Depuis peu, il se trouve que Scrat, pour s’occuper de mon moral un peu en berne a décidé qu’on devait regarder ensemble TOUS les épisodes avant la sortie au ciné du film prévue pour le 28 mai.

Assez bonne initiative je dois dire. Il faut savoir que Scrat est une de mes rares confidentes, et que je suis l’un des rares à remplir cet office pour elle. Du coup, visionner quelques épisodes nous rapproche et nous permet d’échanger quelques confidences, quelques avis sur des thèmes qu’on n’aborderait pas forcément dans une conversation classique.

Bref, le but est atteint, avec en prime, cette idée absurde de faire à mon tour la chronique aussi déjantée que possible de la vie de la poignée de célibataires quasi trentenaires que nous sommes.

Sauf que dans la bande, filles comme mecs, ne séduisons pas autant que dans la série (même limite l’inverse !), ne faisons pas partie de la jet set d’une immense ville, et n’avons finalement peut être pas une vie trépidante à en faire une série TV (qui en douterait ?).

Ce qui ne nous empêche pas de connaître un tas de déboires et d’avoir un tas d’interrogations plus ou moins pertinentes… que j'espère au final assez drôles aussi.

Ainsi naît donc sous tes yeux ébahis (de consternation ou d’agréable surprise, à toi de voir !) No Sex in the Tipi, ou la vie et les interrogations d’une bande de célibataires quasi trentenaires à la campagne…






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