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absurdeetparadoxes Description du blog :
de l'humour, des critiques, des réflexions, de la musique, de tout autant que de rien... Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
29.04.2008 Dernière mise à jour :
21.06.2008
Terre fertile en matière de musiques industrielles ou EBM, l'Allemagne a vu naître nombre de groupes majeurs de la scène goth.
Tantôt martiale, brutale, "binaire" comme diraient certains, figurant souvent en bonne place sur les playlists des dancefloor de toute l'europe, la musique outre-Rhin sait aussi se faire mélancolique, glaciale et philosophique.
Dans cette catégorie "darkwave", un des premiers groupes à se lancer dans une musique expérimentale mélangeant le modernisme des claviers, des samples ou des boîtes à rythme avec la panoplie de la symphonie et la poésie macabre des poètes allemands du début du 20ème siècle était le duo formé par Stefan Ackermann et Bruno Kramm : Das Ich.
Né en 1989 de la rencontre de Bruno Kramm, claviériste et sampler, et de Stefan Ackermann, chanteur et parolier, Das Ich sort "Die Propheten" en 1991.
Quasi tous les titres de cet album sont devenus des hits : de "Kain und Abel" à "Die Propheten" en passant par "Des Satans neue Kleider", "Gottes Tod", ou "Lügen & Das Ich" l'univers sombre tantôt mélancolique tantôt énervé du duo est porté par la voix d'Ackermann et par ses chorégraphies qui évoquent un mime Marceau famélique et psychotique.
La majeure partie de ces titres seront repris dans le "Satanische Verse" qui sort en 1993, confirmant le "style" Das Ich.
"Staub" sort en 94 et se démarque des précédents albums. Ici, la symphonie est plus torturée, certains ont trouvé cet album plus dépressif que les autres. Les chants plus énervés d'Ackerman et la sonorité générale rendent cet album plus industriel.
95 voit la sortie du premier live : "Feuer", de l'avis général assez décevant : un public que l'on entend quasiment pas, des titres qui ressemblent beaucoup trop aux versions de albums, trop "studio".
Heureusement, Das Ich, décidément très productif, enregistre en 96 la BO du film "Das ewige Licht" (comprenez "la lumière éternelle"), sous le titre "Das innere Ich". Très ambiant, c'est un album est axé sur l'instrumental et se révèle musicalement dense, prenant.
Changement de direction en 98 avec le très célèbre digipack "Egodram". Beaucoup plus axé dancefloor, plus dynamique, plus complexe peut être aussi, il est favorablement accueilli grâce à des titres comme "Destillat" ou "Kindgott".
Toutefois, Das Ich revient à ses origines avec le très gothique "Morgue" qui est en fait l'adaptation de poèmes de Gottfried Benn. Pour certains, c'est là du vrai Das Ich, l'Egodram ne représentant qu'une sorte de "digression touristique", le duo fait ce qu'il fait de mieux en matière de sentiments noirs.
Les années suivantes sont marquées par la sortie de plusieurs compilations, dont l'attrayant "Re-Laborat Re-Animat" et le "Relikt". "Re-Laborat" est donc une compil des meilleurs titres du groupe auquel s'adjoint une série de remixes de certains de ces titres par quelques grands noms de la scène goth ou indus.
Courant 2004, diverses productions sortent des claviers écorchés de Kramm/Ackermann : "Antichrist" qui revient sur un thème qui a beaucoup inspiré le groupe, la religion, "Lavaglut" ainsi que "Cabaret".
A l'image de ce qu'a fait le groupe, cet album contient des titres très ambiants comme d'autres plus énervés et se situe dans la lignée de ce qui a toujours animé le duo.
En cadeau aujourd'hui un clip remarquable, celui de "Re-Animat", un de mes titres préférés.