Publié le 10/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Terre fertile en matière de musiques industrielles ou EBM, l'Allemagne a vu naître nombre de groupes majeurs de la scène goth.
Tantôt martiale, brutale, "binaire" comme diraient certains, figurant souvent en bonne place sur les playlists des dancefloor de toute l'europe, la musique outre-Rhin sait aussi se faire mélancolique, glaciale et philosophique.
Dans cette catégorie "darkwave", un des premiers groupes à se lancer dans une musique expérimentale mélangeant le modernisme des claviers, des samples ou des boîtes à rythme avec la panoplie de la symphonie et la poésie macabre des poètes allemands du début du 20ème siècle était le duo formé par Stefan Ackermann et Bruno Kramm : Das Ich.
Né en 1989 de la rencontre de Bruno Kramm, claviériste et sampler, et de Stefan Ackermann, chanteur et parolier, Das Ich sort "Die Propheten" en 1991.
Quasi tous les titres de cet album sont devenus des hits : de "Kain und Abel" à "Die Propheten" en passant par "Des Satans neue Kleider", "Gottes Tod", ou "Lügen & Das Ich" l'univers sombre tantôt mélancolique tantôt énervé du duo est porté par la voix d'Ackermann et par ses chorégraphies qui évoquent un mime Marceau famélique et psychotique.
La majeure partie de ces titres seront repris dans le "Satanische Verse" qui sort en 1993, confirmant le "style" Das Ich.
"Staub" sort en 94 et se démarque des précédents albums. Ici, la symphonie est plus torturée, certains ont trouvé cet album plus dépressif que les autres. Les chants plus énervés d'Ackerman et la sonorité générale rendent cet album plus industriel.
95 voit la sortie du premier live : "Feuer", de l'avis général assez décevant : un public que l'on entend quasiment pas, des titres qui ressemblent beaucoup trop aux versions de albums, trop "studio".
Heureusement, Das Ich, décidément très productif, enregistre en 96 la BO du film "Das ewige Licht" (comprenez "la lumière éternelle"), sous le titre "Das innere Ich". Très ambiant, c'est un album est axé sur l'instrumental et se révèle musicalement dense, prenant.
Changement de direction en 98 avec le très célèbre digipack "Egodram". Beaucoup plus axé dancefloor, plus dynamique, plus complexe peut être aussi, il est favorablement accueilli grâce à des titres comme "Destillat" ou "Kindgott".
Toutefois, Das Ich revient à ses origines avec le très gothique "Morgue" qui est en fait l'adaptation de poèmes de Gottfried Benn. Pour certains, c'est là du vrai Das Ich, l'Egodram ne représentant qu'une sorte de "digression touristique", le duo fait ce qu'il fait de mieux en matière de sentiments noirs.
Les années suivantes sont marquées par la sortie de plusieurs compilations, dont l'attrayant "Re-Laborat Re-Animat" et le "Relikt". "Re-Laborat" est donc une compil des meilleurs titres du groupe auquel s'adjoint une série de remixes de certains de ces titres par quelques grands noms de la scène goth ou indus.
Courant 2004, diverses productions sortent des claviers écorchés de Kramm/Ackermann : "Antichrist" qui revient sur un thème qui a beaucoup inspiré le groupe, la religion, "Lavaglut" ainsi que "Cabaret".
A l'image de ce qu'a fait le groupe, cet album contient des titres très ambiants comme d'autres plus énervés et se situe dans la lignée de ce qui a toujours animé le duo.
En cadeau aujourd'hui un clip remarquable, celui de "Re-Animat", un de mes titres préférés.
Publié le 08/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Après tout, dans l'intitulé du titre de ce blog, je parle de paradoxes, donc il semble logique qu'un billet au moins aborde le sujet !
Pour commencer... pourquoi j'aime et apprécie le paradoxe. Bonne question !
Pour y répondre, on va devoir passer par la case définition.
Etymologiquement, paradoxe signifie "opposé au sens commun", par opposition à "orthodoxe" qui lui signifie "conforme aux opinions". Mais pour nous tous, on retient surtout la connotation, plus restrictive certes, de la contradiction, c'est d'ailleurs pour évoquer la contradiction (apparente ou réelle) qu'on utilise ce mot aujourd'hui.
Donc, un élément de réponse est là : "contradiction".
Mais pas la contradiction, juste pour le plaisir de contredire ! Ce qui m'intéresse, c'est la contradiction de la pensée, de l'intuition.
En fait, notre monde est rempli de paradoxes.
Le secret et la subtilité du paradoxe tient en fait dans notre façon de formuler des idées, des constats, des pensées.
Le résultat, c'est que réfléchir à un paradoxe a tendance à provoquer une sorte de "bug" dans notre esprit, notre capacité de réflexion et d'analyse se retrouve sur la sellette.
C'est ça que j'aime.
Et finalement, c'est en résolvant le paradoxe que ces capacités se développent car ils nous forcent à penser différemment, à étendre notre point de vue.
C'est une des raisons pour lesquelles on retrouve la majeure partie des paradoxes modernes dans les mathématiques ou la science physique.
J'y reviendrai plus loin.
Pour résumer la nature du paradoxe, et je reprends là un excellent article de mon pote Wiki, on peut construire un paradoxe à partir de chacun des éléments suivants :
- la prémisse erronée (avec le paradoxe EPR -ou Einstein-Podolsky-Rosen-, un peu trop complexe à aborder ici)
- l'argument diagonal (avec le célèbre : « ... je poursuivrai dans ce sens [la mise en doute] jusqu'à ce que je connaisse quelque chose de certain, ou du moins, à défaut d'autre chose, que je connaisse comme certain que justement il n'y a rien de certain. »
Seconde Méditations métaphysiques, Descartes)
- l'amalgame sémantique ou contextuel (sémantique : ce qui est rare est cher, un cheval à 3 pattes, borgne et guitariste est super rare, donc super cher / contextuel : avec le cas du fromage à trous. Ici, plus il y a de fromage, plus il y a de trous. Et plus il y a de trous, moins il y a de fromage, donc plus il y a de fromage, moins il y a de fromage ! )
- le raisonnement sournois, qu'on appelle aussi sophisme
- la logique dévoyée, avec l'exemple de Maupassant, qui, détestant la tour Eiffel, y montait le plus souvent possible. Quand on lui a demandé pourquoi, il a répondu que c'était le seul endroit d'où il ne la voyait plus...
- enfin, l'absence de démarcation, qui est à rapprocher de la prémisse erronée car souvent les deux sont liées.
Bon c'est bien beau tout ça, mais il est où le bug du raisonnement la dedans finalement ?
Enfin, à part dans les cas clairs comme les amalgames.
J'y viens...
Un de mes paradoxes préféré qui tient de l'absence de démarcation et de la prémisse erronée. Celui du célèbre chat de Schrödinger !
Ce cher professeur a imaginé une expérience des plus intéressantes pour expliquer et démontrer certaines de ses théories sur la physique quantique (quand je disais que les math et la physique étaient grandes pourvoyeuse de paradoxes...).
Je ne vais pas faire un résumé de ce qu'est la physique quantique ici, ce n'est pas le sujet et mes connaissances dans ce domaine restent très limitées, juste quelques concepts.
Retiens juste que la quantique traite entre autre de la relativité restreinte, et repose sur des amplitudes de probabilité (fonctions d'onde). Ces fonctions d'ondes peuvent se trouver en combinaison linéaire, donnant lieu à des "états superposés".
Pour en revenir au chat, Schrödinger a imaginé une boite, fermée et opaque, équipée d'un dispositif qui tue l'animal dès qu'il détecte la désintégration d'un atome d'un corps radioactif (évènement déclencheur) relié à un interrupteur provoquant la chute d'un marteau cassant une fiole de poison gazeux.
Rien de paradoxal là dedans ?
En fait si... Selon les probabilités, au bout d'une minute, le dispositif peut s'être déclenché, ou non. Mais on ne peut s'en assurer tant qu'on n'a pas ouvert la boîte. Notre référentiel est donc perturbé et les fonctions d'ondes aboutissent à une de ces fameuses combinaisons linéaires donnant lieu à un état superposé.
Pour être plus clair, au bout d'une minute, quantiquement parlant, le chat est à la fois mort et à la fois vivant ! Si ça c'est pas un paradoxe...
Alors il arrive ce bug dans ta tête ?
Toujours pas ?
Bon, j'ai quelques petites choses à faire, je reviens plus tard pour te donner d'autres paradoxes, des math, des proba, des paradoxes visuels, sémantiques, etc...
Publié le 05/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
"A une station d'essence Shell de Washington, une demi-douzaine de fidèles, les mains jointes et la tête courbée, prient avec ferveur pour que le prix de l'essence redescende.
"La semaine dernière à cette station, le gallon (3,78 litres) d'essence était à 3,51 dollars. Maintenant il est pratiquement à 3,60 dollars, cela fait 9 cents de plus en une semaine", s'exclame Rocky Twyman, qui a fondé la semaine dernière le groupe "la Prière à la pompe" pour implorer le ciel de faire baisser les prix.
"Seigneur tout puissant, viens à nous et donne-nous de la force pour que nous fassions baisser ces prix de l'essence trop chers", déclame M. Twyman, suivi par de fervents "amen" de ses acolytes.
"Mon Dieu, les prix ont monté à cette pompe depuis la semaine dernière. Nous savons que tu es capable, que tu as tous les pouvoirs du monde", continue-t-il avant que ses compagnons -- une ancienne Miss Washington, un petit entrepreneur, et deux bénévoles à la soupe populaire locale -- entonnent un chant: "Nous aurons une baisse de l'essence, nous aurons une baisse de l'essence !".
"La prière est la réponse à tous les problèmes. Nous appelons Dieu pour qu'il intervienne dans la vie de ces gens égoïstes et avides qui font monter les prix", explique-t-il.
Selon lui, avec la hausse des prix de l'énergie, "il y en a qui font beaucoup d'argent et c'est très, très mal".
Le week-end dernier, Rocky Twyman était à la tête d'un groupe de 200 personnes en prière devant des pompes à essence de San Francisco où le gallon atteint presque 4 dollars.
Pour Judy Dugan, de l'organisation de consommateur Consumer Watchdog, certains Américains en viennent à invoquer Dieu parce que le gouvernement ne semble pas se préoccuper de la flambée des prix: "C'est ce que vous finissez par faire quand vous n'avez personne à vos côtés et les consommateurs n'ont pas le gouvernement américain à leur côté, pour sûr".
Lors d'une audition jeudi au Congrès, élus et experts ont dépeint un sombre tableau des conséquences de la hausse des prix de l'essence et de l'alimentation, la plus forte depuis 17 ans.
Les Américains sont contraints d'adopter "un régime de récession", a déclaré la parlementaire Carolyn Maloney, soulignant que les ménages modestes remplaçaient désormais viande, poisson et légumes par des pâtes et des conserves.
Marcia Frazier-Foster a rejoint le groupe de prières parce que chaque jour elle fait un trajet de 53 km pour aller travailler: "Le coût de la nourriture a tellement augmenté. Ce qu'on nous donne à la banque alimentaire diminue. Le prix de l'essence a flambé et je dois dépenser plus pour mon trajet".
"Et pourtant, personne dans les hautes sphères n'est vraiment préoccupé par la hausse des prix de l'essence. Le président Bush ne croit même pas que nous soyons en récession", se plaint-elle avant de répéter les prières du guide: "ces prix vont tomber de la même manière que les murs de Jéricho sont tombés dans la Bible".
Paul J. Richards AFP ¦ Des fidèles d'une église adventiste américaine prient pour que les prix de l'essence baisse, le 1er mai 2008 à Washington dans une station Shell
© 2008 AFP
Loin me moi l'idée de me moquer des religieux, quelque soit leur bord, chacun a ses croyances et je les respecte, aussi farfelues puissent elles sembler parfois...
Seulement, l'exemple servant souvent de leçon, je me demandais... n'y aurait il pas quelques fervents lecteurs/lectrices prêts à me rendre un service ? Voilà, j'aimerais bien voir mon salaire augmenter un peu, oh pas des masses, juste histoire de vivre des fins d mois plus tranquiles... On pourrait se réunir et prier tous ensemble ? Pour ceux qui m'aident, je suis bien évidement prêt à prier aussi pour vous ;)
Publié le 03/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
En faisant du tri dans ma boîte mail, voilà que je tombe sur des archives.
Là, une flambées de souvenirs, comme autant de fusées de feux d'artifices, éclate dans le vide qu'il y a entre mes oreilles et qu'on appelle communément tête.
Et une évidence : il faut que je te parle d'un site que j'aime beaucoup, dont on a peu entendu parler, mais un site étrange et captivant si tant est qu'on ne se laisse pas rebuter par son caractère si particulier qui semble assez inabordable au début.
Je te parle de ceci : http://www.3espaces.com/accueil.htm
Comment décrire cela... Dans ce triple univers, toi, moi, des enfants, un auteur, tout le monde, écrit un livre.
Mais personne n'en connait ni l'intégralité, ni le réel début, ni la réelle fin. Ce livre se lit en passant d'un chapitre à un autre, sans ordre. Pas de pages numérotées qu'il te faut obligatoirement suivre une à une. Juste des morceaux de... de quoi au juste ? de vie, de réflexions, d'aventures, de constats...
C'est tout cela et bien plus encore. C'est la magie de l'écriture collective, doté du plus formidable outil moderne, internet.
Pour écrire, il te suffit de connaître la trame principale, ne serait ce qu'un minimum. Et selon ton niveau de connaissance de cet univers, divers outils sont à ta disposition pour t'aider à collaborer à ton tour à cette étrange aventure.
Ainsi, j'ai soumis plusieurs textes, sous le pseudo d'Eïdos. Certains ont été publiés, après l'avis favorable d'un comité rédactionnel, dont le but est de s'assurer que la trame est respectée, que le texte va bien s'insérer dans ce livre collectif, lui attribuer un personnage fictif si ce n'est pas fait, etc.
Ce sont ces archives que je viens de retrouver... Ca fait un long moment que je ne me suis pas laissé partir dans les 3espaces...
Etranges que ces délires dans lesquels on peut partir à partir d'un tel concept.
Je conseille vraiment ce site à tous les rêveurs insatiables, ceux qui ne font que lire, ceux qui veulent s'essayer à écrire "juste pour voir", laissez vous vous perdre dans Erel, Numer et Kimeria, en compagnie de Loula, d'Arte Miss, et de tous les autres personnages.
Devenez une part d'eux, donnez un bout de vous à ces acteurs.
Ce n'est pas difficile. Comme pour beaucoup de choses dans la vie, il suffit de sauter le pas. On ne sait jamais, quelque chose pourrait s'éveiller en toi.
A tout le moins, tu pourrais juste t'évader en lisant.
Pour te donner un ordre d'idée immédiat et satisfaire en même temps mon égo, je t'offre ici le premier de mes textes à avoir été accepté.
Il est écrit d'une manière... peu conventionnelle certes, mais ce n'est qu'un exemple, tu en trouveras plein d'autres, d'autres styles, de beaucoup d'auteurs plus ou moins anonymes, en arpentant le récit des 3 espaces.
"ici
[couleurs] multiples/uniques elles se chevauchent, se mêlent, s'entrelacent, s'estompent, apparaissent en disparaissant. Un ciel inexistant et palpable.
[formes] qui naissent des couleurs, qui les font naître, floues, indistinctes, persistantes, mobiles, mouvantes.
[vide] partout, infini, néant qui remplit l'espace.
[association] mutation, émulation... perturbation, changement, évolution.
Ici tout s'étreint et se fuit, on flotte quand on coule, dualité, paradoxe. Sensation de se perdre, de se perdre en soi. Où ? En soi. Ici, demain, hier, toujours. Là avant la naissance [de quoi ?] (de l'idée ?) de la sensation, du souvenir.
Au coeur du souffle, à cet instant où il n'est plus, ou il va devenir, entre tes yeux, derrière, plus haut, ailleurs.
[lumières]
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Eïdos
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun"
tiré de http://www.3espaces.com/kimeria/lecture.php5?elem=1871
Publié le 02/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
"Les claviers d'ordinateurs peuvent abriter plus de bactéries dangereuses pour la santé que la moyenne des sièges de toilettes, selon une enquête scientifique britannique.
Le magazine de consommation "Which? Computing" a demandé à un biologiste d'examiner au microscope plus de 30 claviers dans un bureau londonien représentatif et "a trouvé que certains abritaient des bactéries qui présentaient un risque élevé de rendre malade leur utilisateur", explique-t-il sur son site internet.
Sur cet échantillon, quatre claviers étaient dangereux pour la santé et le biologiste est allé jusqu'à demander le retrait immédiat de l'un d'eux qui était "cinq fois plus sale qu'un siège de toilettes" analysé pour fournir une comparaison. Le clavier le plus sale dépassait de 150 fois la limite pour le nombre de bactéries néfastes. Les bactéries trouvées sur ces claviers pouvaient notamment causer des symptômes d'intoxication alimentaire, a indiqué le biologiste.
"La principale cause de l'infection d'un clavier est le fait de déjeuner à son bureau, puisque les restes alimentaires sont propices au développement de millions de bactéries. Une mauvaise hygiène personnelle, comme de ne pas se laver les mains après être allé aux toilettes peut aussi être en cause", relève le magazine.
Une personne sur dix avoue ne jamais nettoyer son clavier et 20% ne jamais nettoyer sa souris, selon un sondage par internet réalisé par Which? Computing auprès de plus de 4.000 personnes. Plus de la moitié du panel a reconnu nettoyer son clavier moins d'une fois par mois.
"La plupart des gens ne pensent pas à la saleté qui s'accumule sur leur PC, mais si vous ne nettoyez pas votre ordinateur, cela revient à manger votre repas sur des toilettes", avertit Sarah Kidner, rédactrice en chef de Which? Computing qui conseille à ses lecteurs de faire un ménage de printemps.
Ola Torkelsson AFP/Archives ¦ Clavier d'ordinateur
© 2008 AFP "
Bah ça ! Tu ne pourras plus dire que tu n'étais pas prévenu !
Remarque, pour les maladroits dans mon genre qui ont la fâcheuse tendance à éclabousser le clavier en se brûlant les doigts avec ce satané café, le nettoyage des "outils" se fait assez régulièrement...
Du coup je me pose la question suivante : et si les 10% qui ne nettoient jamais leur clavier et les 20% qui ne nettoient jamais la souris étaient justement ceux qui ne grignotaient pas ou qui n'ingurgitaient pas leur litre de café/coca devant leur bécane ?
Un bon moyen de se donner bonne conscience et de continuer à manger devant l'ordinateur non si nous autres maladroits sommes finalement obligés de nettoyer régulièrement clavier et souris du fait de notre maladresse (et de l'efficacité de la loi de Murphy sur nous)? ^^
Boarf ! En attendant, ne va pas non plus jusqu'à l'aseptisation à outrance, ce n'est pas meilleur ;-)
Publié le 01/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Bon... ça fait beaucoup de billets publiés en peu temps... Je sais.
J'avais pris la bonne résolution d'attendre ne serait ce que demain pour publier, mais comme toutes les bonnes résolutions, celle ci n'était pas faite pour durer semble t il.
Et comme aujourd'hui je me sens un peu l'âme d'un Zégut, ce sera une nouvelle chronique musicale.
Et encore une fois un groupe quasi inconnu si ce n'est des amateurs. On m'a d'ailleurs souvent demandé pourquoi j'aime ce style de musique, ce que j'apprécie dans ces univers souvent malsains, aux textes empreints le plus souvent de violence, de sexe, de peurs, d'angoisses...
Bah... un psy trouverait sans doute là l'expression refoulée d'un désir d'auto-destruction enfouit, exacerbée par un goût prononcé pour le morbide et le "glauque".
Ouaip... peut être.
Peut être aussi tout simplement que contrairement à Céline Dion, ça, ça me touche et ça remue quelque chose en moi, quelque part entre les tripes et ce qui me sert de cerveau.
Enfin cela dit, je ne suis pas complètement fermé, rassures toi. J'aime aussi certaines "daubes" commerciales radio diffusées, comme j'apprécie aussi un bon Clapton, un Jimmy Reed, un Sting, et j'en passe.
Seulement, en ce moment je suis dans une période très axée sur ce genre de musique.
Et dans le genre malsain, Skinny Puppy reste pour moi le plus emblématique.
Pour résumer "le Chien Maigre", on peut dire ceci : né en 1982 à Vancouver de la collaboration de cEvin Key et de Nivek Ogre, Skinny Puppy enregistre une cassette démo (ben oui... 82 quand même...) qui porte le nom de "Back & Forth", rapidement suivie de l'EP "Remission".
Un son électronique inspiré entre autre des Cabaret Voltaire.
1985, Schroedel rejoint le duo pour enregistrer "Bites", rapidement remplacé par Dwayne Goettel surnommé Dr Goettel.
Le désormais trio sortira "Mind : The Perpetual Intercourse", "Cleanse", "Fold and Manipulate" et "VIVIsectVI", respectivement sortis en 1986, 1987 et 1988.
Suivront l'apprécié "Rabbies" ainsi que "Too dark park".
L'arrivée de Goettel marque un tournant dans le style musical de Skinny Puppy, qui mélangera dés lors le gothique à l'électro et l'indus pour créer des titres engagés ("Testure" sur le "VIVIsectVI", contre l'expérimentation scientifique sur les animaux, pour ne citer que celui là).
Mais la fin des 80's sonne le glas de Skinny Puppy. Key et Goettel reprochent à Ogre son manque d'investissement dans le groupe (plusieurs projets parallèles ont vu le jour) et son penchant pour la drogue.
En 1993, ils s'envolent vers la Californie pour enregistrer "The Process". Mais les problèmes s'accumulent, l'absence de David Olgivie (oHgr) derrière les manettes se fait ressentir, et après plusieurs mois désastreux, l'épisode se termine par la décision de Ogre de quitter le groupe, tandis que Goettel et Key retournent à Vancouver pour tenter de sauver ce qui peut l'être.
Peu de temps après, Goettel décède d'une overdose.
Pour lui rendre hommage, les survivants du groupe décide de retourner en studio et de terminer "The Process".
L'album sortira finalement en 1996 et de l'avis de nombreux amateurs, il est le plus "écoutable" de ce qu'a créé Skinny Puppy, le plus abouti, le moins "étrange" à écouter. C'est d'ailleurs celui qui m'a fait apprécier ce groupe, je trouvais intéressants des titres comme "Testure" sur les précédents, mais le reste m'était trop obscur.
On pensait alors le groupe fini.
Jusqu'en 2000, date à laquelle Ogre et Key se retrouvent pour enregistrer. Ainsi nait " Greater wrong of the right. Guitares agressives, beats entrainants tendance EBM, riffs électro acides, l'ambiance de cet album marque le renouveau du groupe.
On y retrouve les ambiances des premiers albums agrémentées d'une qualité sonore moderne, fusionnées au caractère percutant du "Process".
Côté concert, sans nul doute l'un des meilleurs qu'il m'aie été donné de voir, avec Nine Inch Nails. Un son d'une qualité irréprochable qui a su donner le ton à la petite "Usine" de Genève mais aussi un jeu de scène violent, crade et glauque à souhait, pour des chansons qui traitent de thèmes assez lourds allant de l'écologie à l'hégémonie libérale du gouvernement US en passant par la guerre, etc.
Sur scène, c'est un chanteur déguisé en une sorte de chien famélique bardé des sangles d'une camisole de force qui de sa voix entêtante nous entraine dans son monde sanglant et pessimiste.
Encore une fois, ça peut choquer les plus sensibles, je le comprend aisément, et je comprend aussi qu'on puisse ne pas apprécier et ne pas voir d'intérêt là dedans mais perso, je n'en trouve aucun dans les défilés de pintades qui encadrent des rappeurs machistes et mysogines au possible, donc bon... chacun son truc !
Toujours est il que pour moi, ce fut une soirée mémorable !
Pour revenir l'actualité du groupe, 2007 a vu la sortie de l'excellent "Mythmaker", dans la lignée du précédent album, une électro froide, voire glaciale façon "Too dark parc" dont les titres comme "pasturN" ou "ambiantz" rappellent les vieux "Tormentor" ou "Candle" si chers à mes oreilles.
Pour le plaisir des yeux et des oreilles des amateurs, ou pour découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, voici le live de "I'mmortal" (de l'album "Greater wrong of the right) à Toronto, car finalement, une vidéo vaut autant qu'un tas de mots.
Publié le 01/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
" BERLIN (Reuters) - Un Allemand a reçu pendant deux ans des appels téléphoniques répétés qu'il a attribués à un déséquilibré avant de découvrir qu'ils provenaient du système de paiement par carte, défectueux, d'un coiffeur de Hambourg, a fait savoir la police.
"A chaque fois que quelqu'un payait par carte chez le coiffeur, le téléphone de cette personne sonnait", a déclaré un porte-parole de la police de Francfort, Manfred Füllhardt.
"Mais quand il répondait il n'y avait personne au bout, et il n'y avait pas non plus de réponse quand il rappelait le numéro."
L'homme de 58 ans, habitant Francfort, ne comprenait pas à qui appartenait le numéro, portant le préfixe de Hambourg, qui s'affichait sur son téléphone, et a fini par demander à son opérateur qu'il bloque ce numéro. Mais au bout de plusieurs mois, las de payer pour ce service, il l'a annulé, et a recommencé à recevoir de nombreux appels en semaine.
Pensant être victime de harcèlement, l'homme a fini par aller voir la police, a expliqué Füllhardt.
La police a établi que le numéro de téléphone était celui d'un coiffeur dont le système de paiement par carte passait un appel sur le portable dès qu'un paiement était accepté.
Dave Graham, version française Natacha Crnjanski" (dépêche Reuters, ce jour)
Y a quand même des gens qui n'ont pas de bol...
Reste à savoir pourquoi ça appelait après chaque transaction et pourquoi ce numéro...
Y aurait il un "ghost" dans le terminal bancaire ? Ou peut être une opération test de la CIA sur les nouvelles méthodes de spam ? A moins qu'il ne s'agisse en fait d'une erreur de programmation due à une cellule terroriste Jupitérienne (ben oui... pourquoi toujours des martiens ? les martiens sont des gens très bien qui, contrairement à ce que pensent les USA, ne veulent pas coloniser notre planète pour en faire un garde-manger) qui tentait ainsi de détourner chaque transaction pour pouvoir acquérir des armes de destruction massive telles qu'un clone de Céline Dion ou un bataillon de petits S4rk0...
Publié le 01/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
NIИ... un sigle, trois lettres... et pour ma part une quinzaine d'années de soirées où leur son figure en bonne place.
LE groupe d'indus de référence pour beaucoup d'amateurs, est incarné, animé par un homme : Trent Reznor.
Certains considèrent Nine Inch Nails comme un projet solo de Trent Reznor plus que comme un groupe classique. Il faut reconnaitre que la formation évolue à quasi chaque album autour de Reznor.
Ainsi, entre le premier album "Pretty hate machine" en 1989 (et qui ne connaitra de réel succès qu'en 1991) et le "Ghosts I-IV" annoncé pour... ben tiens, aujourd'hui comme par hasard, on a pu voir défiler autour de Trent pas moins de 20 musiciens différents, selon les albums et les tournées !
Et le moins que l'on puisse de Trent, si ce n'est que sa musique marque, dérange, remue, terrorise, "mélancolise" parfois, c'est aussi qu'il sait s'entourer des bonnes personnes compétentes. Parmis ses collaborateurs on a ainsi pu entendre Dave Grohl à la batterie (ancien batteur de Nirvana, fondateur des Foo Fightets, collaborateur des Queens of the stone age sur l'album "Song for the deaf" et j'en passe) sur l'album "With Teeth, Jeordie White (connu aussi sous le nom de Twiggy Ramirez, bassite de Marilyn Manson -lancé, produit par Trent Reznor tiens justement-, Page Hamilton (des Helmet) etc...
On peut peut être attribuer ces changements fréquents à l'esprit torturé de Reznor, régulièrement dérangé par divers problèmes de drogue...
Reste que sa musique, elle, plait. Peu d'albums sortis depuis le "Pretty hate machine", mais à chaque fois, une sorte d'innovation d'avant garde les imprègne : qu'il s'agisse de l'album concept "The downward spiral" (1994) qui décrit l'autodestruction d'un homme jusqu'à son suicide, "The fragile" (1999), un double album à la fois mélancolique et violent, marqué de plus d'electro et de piano, le plus abouti selon de nombreux fans, "With Teeth" (en 2005), qui par contre s'avère, de l'avis de beaucoup dont le mien, assez inécoutable (sic ! c'est moi qui dis ça !?) mais qui après une cure de désintox montre peut être un nouvel axe de la recherche de soit qui anime Reznor ou le "Year Zero" (en 2007)qui nous décrit un 2022 futur sombre et pessimiste et tisse une véritable histoire avec des personnages et des faits, à la façon presque d'un opéra rock décalé, NIИ surprend.
Visuellement, sur scène, leur jeu est probablement celui qui m'a le plus marqué, une énergie incroyable s'en dégage et divers effets viennent nous emporter dans le monde malsain de Reznor, c'est par moments dérangeants, mais c'est aussi un concert à voir, avec un plaisir toujours renouvelé pour ma part (argll que je m'en veux de les avoir raté à Bratislava l'an dernier !).
Pour ceux qui ne connaissent pas, ou pensent ne pas connaitre, sachez que NIИ figure sur de nombreuses BOF : avec les Cure (entre autre) sur l'excellent "The Crow", "Man On Fire", "Destination Finale", "Tomb Raider", "Seven", "Resident Evil", "Lost Highway"...
C'est également Reznor qui a intégralement composé la bande son et les effets sonores du jeu Quake.
Bref, NIИ se démarque.
Et aujourd'hui sort donc "Ghosts I-IV" ! 36 morceaux instrumentaux dispo uniquement sur le net à divers tarifs.
Avant de te ruer sur une recherche frénétique pour les acquérir, voici 2 vidéo de NIИ, deux styles différents de ce que fait Trent Reznor, deux titres que j'adore.
"Hurt", sur le dvd de la tournée "Beside you in time" (si cette version vous plait, regardez celle de la tournée de 2002 !) :
"Closer", sur le même dvd :
Mais je ne saurais que trop te conseiller de regarder aussi "Terrible lie", "March of the pigs", "The line begins to blur" ou encore "Sin" ou "Something I can never have"...
Publié le 29/04/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Comme je l'ai dis ailleurs dans ce blog, je ne peux pas m'empêcher de parler de Fred Vargas.
Née en 57, etc, etc... Je ne vais pas faire une enième biographie, si courte soit elle, de cet auteur que j'adore, on en trouve suffisamment sur le net.
Je vais plutôt te parler de ce que m'inspirent ces livres et qui me plait tant chez elle.
Pour commencer par le commencement, j'ai tiré un jour d'un rayon de bibliothèque municipale, un peu par hasard un livre intitulé "Pars vite et reviens tard". Couverture noire, une maison d'édition que je ne connaissais pas, en guise d'illustration une photo noir et blanc d'ombres sur ce qui ressemble à un trottoir pavé. Auteur inconnu. Lecture en diagonale du résumé... Ca peut être sympa, à tester.
Dés les premières pages j'ai adoré le ton utilisé, l'étrange manière de présenter les personnages, sans parler de leur comportement ! Un polar (ou un rompol comme l'auteur les appelle elle-même) au ton à la fois drôle et caustique dans une atmosphère troublante et inquiétante.
Et ceci se retrouve dans tous les livres de Vargas que j'ai lu à ce jour, que le héros principal soit Adamsberg, le débonnaire flic zen et anti-conformiste ou Kehlweiler, l'ancien flic qui parle à son crapaud Bufo.
Là aussi est la force de Fred Vargas : ses héros sont des êtres étranges, qui peuvent sembler totalement loufoques, de même que leurs acolytes, qu'il s'agisse de Danglard, Clémentine, ou les Evangélistes. Loufoques, mais qui en tout cas ont tous un petit quelque chose qui me rappelle quelqu'un que je connais. Ils sont peut être loufoques, mais plausibles !
Et ça les rend d'autant plus attachants.
Je crois que je n'ai jamais tant ri en menant une enquête policière.
Et quelles enquêtes ! Il m'est difficile de te les décrire sans risquer de te gâcher la lecture, aussi vaut il mieux que tu essayes si l'envie t'en prend. Saches juste que tu seras surpris, envouté aussi probablement, comme tous ceux de mon entourage à qui j'ai fais découvrir Adamsberg, captivé.
Pour terminer ce billet je vais te parler d'un de ses livres qu'on a récemment eu l'occasion de voir adapté à la TV par Josée Dayan.
"Sous les vents de Neptune"
C'est sans doute mon préféré... à la fois le plus sombre et le plus drôle à mon goût. Adamsberg, le grand commissaire parisien doit se rendre au Quebec et se retrouve dans une galère sans nom, soupçonné de meurtre...
Voici quelques extraits trouvés sur le net, en espérant qu'ils te mettent l'eau à la bouche :
(les dix premières lignes:)
"Adossé au mur noir de la cave, Jean-Baptiste Adamsberg considérait l'énorme chaudière qui, l'avant-veille, avait stoppé toute forme d'activité. Un samedi 4 octobre alors que la température extérieure avait chuté aux alentours de 1°, sous un vent droit venu de l'Arctique. Incompétent, le commissaire examinait la calandre et les tuyauteries silencieuses dans l'espoir que son regard bienveillant ranime l'énergie du dispositif, ou bien fasse apparaître le spécialiste qui devait venir et qui ne venait pas.
Ce n'était pas qu'il fût sensible au froid ni que la situation lui fût désagréable. Au contraire (...)."
(la quatrième de couverture :)
"Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasion de ne pas se comprendre, mais c'était le première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu, qui ne lui voulait aucun bien. "
Publié le 29/04/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Qu'est ce qu'un Koan...
Grâce à notre ami Wiki, on apprend ceci : un kōan, une courte phrase ou brève anecdote absurde ou paradoxale utilisé dans certaines écoles du bouddhisme zen comme objet de méditation ou pour déclencher l’éveil.
Bon... et pourquoi je te parle de ça au juste ? A vrai dire, je me suis rendu compte en discutant avec plusieurs amis que certains d'entre nous ont tendance à créer spontanément des petites phrases qui pourraient ressembler à des koans.
Et certaines de ses personnes ont la fâcheuse tendance à, comme moi, faire ce que j'appelle "pelleter des nuages" (en référence et hommage à Fred Vargas, excellente auteur de polars dont je ne manquerai pas de vous parler !).
C'est à dire à laisser leur esprit vagabonder de pensée en pensée, librement et sans contrainte particulière. Ce genre de "méditation" est très relaxant et nous amène parfois à des réflexions parfois des plus farfelues dont le raisonnement est totalement infondé et nous échappe totalement, mais nous semble pourtant d'une évidence incroyable.
M'enfin ça, c'est pour les cas extrêmes et irrécupérables !
Donc pour en revenir aux koans, il se peut que de temps en temps je t'en soumette un, juste pour avoir tes impressions, voir si les méditer t'apporte quelque chose, etc...
Pour aujourd'hui, en voici un tiré du Mu Mon Kan.
Cela signifie "la Barrière sans porte". Il s'agit en fait du titre japonais d'un recueil chinois du XIIIème siècle. On dit que ce sont les élèves de Ekai (surnommé aussi Wu Men) qui ont compilé ces koans afin que son enseignement ne se perde jamais.
Deux moines discutaient ferme à propos d'un drapeau.
L'un disait :
* C'est le drapeau qui bouge !
L'autre rétorquait :
* C'est le vent qui bouge !
Hui Neng passa par là, et coupa court !
* Ce n'est ni le vent, ni le drapeau... C'est votre esprit qui bouge !