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Nom du blog :
absurdeetparadoxes
Description du blog :
de l'humour, des critiques, des réflexions, de la musique, de tout autant que de rien...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
29.04.2008
Dernière mise à jour :
21.06.2008

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des aléas des allées et des ah la la !

Posté le 21/06/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Premier billet post retour ! Et quel retour ! Peut être pas attendu par beaucoup mais au moins par moi, faut bien satisfaire sa propre mégalo non ?

Le pourquoi du comment ? Tout simple :

orages démentiels, inondations dans tout le village, donc beaucoup de travail, puis re orages démentiels et là, la box grillée !

Je passe sur la prise de tête au téléphone avec une télé-opératrice qui la pauvre, avait un accent auquel je ne comprenais rien (alors j'imagine le mien pour elle... aie!), une demi heure avec un portable dans un patelin où on ne capte que très moyennement, le tout hors forfait évidement, pour faire des manip' qu'évidement j'avais déjà faites (sans être Bill Gates, je ne suis pas non plus une quiche slovaque avec un pc)... pour apprendre que ma box est grillée.

Une semaine plus tard, recevage de la nouvelle box (oui, recevage, parce que j'adore inventer des mots débiles).

Branchage de la box... mais ça ne marche toujours pas.

Je me dis "hum, ma ligne a l'air d'être dé-synchro ! dingue je savais même pas que ça pouvait arriver"...

Re telephonage à une télé-opératrice, avec un accent moins prononcé cette fois. La pauvre s'arrache les cheveux (enfin je l'imaginais assez bien comme ça à me dérouler son protocole de dépannage que je connais déjà par coeur) à me faire faire des manip qu'une fois encore j'avais déjà faites.

Ca dure tout de même 3/4 d'heure cette fois. Pour apprendre que ma ligne s'est dé-synchronisée. Comment, pourquoi, personne ne semble en avoir la moindre idée chez mon FAI... Les miracles de la technologie moderne...


Une nouvelle semaine s'écoule, le temps de re-synchroniser ma ligne. Et là !

Miracle !

Depuis hier je suis de nouveau civilisé !

Le bilan qu'on peut faire de ces aventures pourrait être le suivant.

Quasi 3 semaines sans net ça vous apporte :

-l'impression de tourner en rond parce que comme des cons, on est tellement habitués à nos machines, que sans, on se sent idiot, coupé du monde, sans ressources (faut dire que pour moi le net sert à tout, donc forcément...)

-une facture de portable hallucinante qui me laisse me poser la question suivante : si il me reste des sous après l'avoir réglée, peut être devrais je acheter des actions de chez mon opérateur mobile ?

-une boite mail saturée... environs 200 messages dont près de la moitié s'avère n'être que du spam ou des trucs sans intérêt.

-une autre boite mail saturée

-et encore une autre (ben oui, je tourne avec 3, c'est pas non plus énormes, j'en connais des pires...)

-une frustration hallucinante liée au premier constat

-la décision importante d'apprendre à vous imposer des moments sans net.

-l'autre décision importante d'arrêter de jouer à 40 mille jeux gratuit online : entre les chevaliers, les colonies grecques, les aventuriers moyenageux, etc... pas terrible.

-enfin... le plaisir de toucher à nouveau à l'immense toile pour repartir en quête de tout et n'importe quoi.

Théories de communication

Posté le 07/06/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
On dit qu’entre ce qu’on pense, la façon dont on le pense, les mots qu’on utilise pour le dire, l’intonation de notre phrase, ce que l’autre entend, ce qu’il comprend, et ce qu’il interprète, il y a déjà sept bonnes raisons pour que le dialogue se transforme en dispute. Je pense que ça peut aussi créer quelques quiproquos pas forcément drôles. Dispute ou pas, en tout cas, il peut apparaître des malentendus. Et c’est là que commencent les problèmes.

Je venais de terminer une discussion sur msn qui me laissait un goût un peu amer quand je me suis fais cette réflexion. Prémonition, intuition, simple déduction, on peut appeler cela comme on veut, toujours est-il que je ne pensais pas être si proche de la réalité.

Bridget passait justement boire un petit apéritif avant un autre rendez-vous ce soir là.

-Dis, comment tu le prendrais toi si on te disait que tu es une ‘’belle personne’’ ? demanda t elle à EraS.
-Comment ça ? A quel niveau ? Et qui me dirait ça ?
-Tu te souviens de mon Barré ?
-L’indécis ?
-Celui là. Dans une discussion il y a quelques jours il a réussi à caser que j’étais une ‘’belle personne’’. Sur le moment, j’ai bien pris le compliment. Mais en y repensant, je me suis demandé ce que ça voulait dire ‘’être une belle personne’’. Ca veut dire que si il n'avait pas déjà quelqu'un nous serions ensemble ? Qu'avec lui ça n'aurait pas collé mais que je garde le moral car je trouverai quelqu'un un jour ? Que j'ai un bon fond, genre mère Thérésa ? Que la tête et le physique sont harmonieux ?
-Que tu ne fais pas de miettes en mangeant ton pain ou que tu ne manges pas de pain avec tes pâtes…
-Oui donc pour toi, c’est pas un compliment.
-Pour moi ça ressemble drôlement au ‘’t’es un mec génial’’ qu’on me sort à chaque fois.
-C’est bien ce que je me disais. Mais si c’est moi qui te sors ça, tu le prendrais mal ?
-Toi je sais exactement ce que tu veux dire si tu me sors un truc de ce genre, c’est différent. Là ça voudrait juste dire que pour toi, je suis quelqu’un de bien, au dessus de la moyenne, que tu as de l’estime pour moi, que tu m’apprécies beaucoup.
-Bien vu.
-Depuis le temps qu’on se connaît, je sais que ça serait sincère, surtout avec deux ou trois autres Martinis dans le cornet. Après, venant d’une ex… Je crois que je le prendrais assez mal quand même.
-Pourquoi on ne sait jamais vraiment ce que les gens veulent nous dire quand ils nous le disent et qu’on se torture toujours pour savoir comment tout interpréter ?


Sans le savoir, et pour des raisons différentes, Bridget se posait la même question que moi. Et je me demandais également ce que j’avais pu dire pour que ce soit interprété de cette manière.

De son côté, Chapo se demandait par contre comment faire comprendre à quelqu’un qu’elle l’appréciait un peu plus qu’il ne semblait le croire. Et ce, sans le perdre, car de son point de vue, le risque était grand.

Pendant ce temps là, Scrat s’arrachait les cheveux, perdait patience et se languissait de sa campagne natale. La vie dans le service où elle venait d’atterrir était morne, le travail en lui-même n’était pas non plus des plus plaisants et les collègues n’avaient qu’une chose en tête : vacances avec leur mari ou leur futur mari. Juste ce qu’il lui fallait ou presque donc. Il ne manquait plus que l’éternelle question : ‘’mais comment ça se fait que tu sois encore célibataire à ton âge ? Tu es très jolie et intelligente’’…

Rectification, la future mariée venait de la lui poser….

Le Cousin, enfin, venait de signer son embauche et s’ennuyait fermement avec une bonne sœur échappée de son couvent. Il passait donc le temps en montant des agglos dans la maison qu’il était en train de se construire.

Ce week-end là, Scrat était de garde et ne pouvait désespérément pas rentrer, Chapo avait une soirée de son côté, et Bridget partait en expédition chez le frère de son dernier coup de cœur.

Il ne restait pour Cousin et moi qu’une bonne soirée entre mecs en perspective : pizza, bière/vodka, DVD et peut être sortie ensuite.

Mais c’était sans compter sur cette fameuse conversation msn…

Les choses en entraînant une autre, un échange de numéros de téléphone s’était fait les jours précédents, au milieu de plusieurs conversations, et ce vendredi soir là, en guise de soirée entre mecs, ce fut une soirée entre deux mecs et deux filles.

Et malentendu il y avait eu, justement. D’une simple conversation pour ‘’faire connaissance’’, l’une des filles avait compris que je la draguais.

La soirée se termina au petit matin vers 7h avec le départ des deux filles.

Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir…

Seulement, au premier abord, une relation qui commence sur un malentendu, ce n’est pas le top. Quand ensuite, il s’avère qu’au lieu d’une grande brune dont je raffole il s’agit d’une petite blonde… Mais ce point n’étant finalement qu’un détail sans importance, il restait à voir le reste.

Je décidai d’en parler avec le Cousin au téléphone.

- Tu penses quoi de tout ça Cousin ?
- Tu veux dire le week-end de débiles qu’on a passé ?
- Ben… dormir deux heures par nuit pendant trois jours, ça on a déjà fait, c’est plutôt ton opinion sur la tournure probable des événements qui m’intéresse.
- Je ne sais pas trop, faut voir, je ne la connaissais pas avant vendredi, alors tu comprends…
- Mhm… Moi je ne sais pas quoi faire. Elle peut être adorable dix minutes et les dix minutes suivantes elle me saoule. Remarque pour une fois, ce n’est pas une psychopathe qui ne sait pas ce qu’elle veut.
- Idem, c’est pour ça que c’est tentant quand même, ça a l’air simple pour une fois.
- Mouais, je ne suis pas entièrement convaincu pour autant, je me méfie des apparences. Je ne sais vraiment pas quoi faire.
- Moi non plus, d’autres priorités en tête. Je vais laisser couler, je verrai bien comment ça va évoluer. Ce qui est sûr c’est que je ne vais pas me prendre la tête.

Et je laissai donc passer un peu de temps. Une soirée en entraînant une autre, les cinés s’enchaînant je me rendis vite compte de plusieurs choses.
Il fallait que j’en parle à Scrat.

Heureusement, elle rentrait ce soir là. Au programme, vodka, pizza et un Cabernet Sauvignon d’Afrique du Sud qu’il fallait qu’on goûte.

-Quoi de neuf de ton côté ? demande t elle à brûle pourpoint
-Besoin d’un avis. Ca ne t’est jamais arrivé de penser que tu faisais une énorme connerie et de ne pas savoir comment abréger sans faire trop de dégâts ?
-Tu parles de ton dernier flirt là, ce n’était pas une question, Scrat comprend toujours les choses rapidement.
-Je voulais nous donner une chance. Elle peut être adorable, mais…
-Ca bloque au niveau du lit ?
-Oula non, de ce côté… Rien à redire au contraire. C’est plutôt que je ne sais pas de quoi lui parler, on n’a pas du tout les mêmes délires, les mêmes centres d’intérêt, elle dit amen à tout ce que je raconte comme conneries… Ca a un côté simple, je ne dis pas le contraire, mais… j’ai déjà l’impression d’avoir une laisse autour du cou, mon espace vital vient de subir une atrophie foudroyante.
-Donc tu as décidé que tu devais rompre.
-Soit je reste alors que je n’éprouve rien de spécial, pour ne pas lui faire de mal, soit je la quitte maintenant, alors qu’elle est déjà bien accro mais avant que ça n’empire.
-Te connaissant tu as déjà pris ta décision alors.
-Tu l’as vue toi, et tu me connais…
-Bon courage alors, mais si tu ne le fais pas, ça ne te ressemblera pas non plus.
-Je m’occupe du vin et du dvd pendant que tu gères les pizz.

Simple comme discussion. Un peu puérile aussi, elle me donne l’impression d’être un collégien. Comme toute cette histoire d’ailleurs. Et comme je ne réponds pas à ses sms, elle en renvoie, et appelle… Deux semaines se sont à peine écoulées et déjà je n’ai plus de vie de mon côté, je dois rendre des comptes. Non, ça ne peut plus durer, mes attentes sont différentes, je vais sans doute lui faire mal, mais la décision est prise. Je me souviens des quelques mots d’un ami. Il faudra que je lui dise que je comprends tout à fait son point de vue sur ce genre de relations.

Finalement, un des plus gros problèmes des célibataires quasi trentenaires vient peut être aussi de cette incapacité à communiquer. On a peut être trop tendance à vouloir interpréter les choses, là où il n’y a rien à interpréter. A transférer nos attentes dans les mots des autres, comme si nous étions des espèces de naufragés qui tentent de jeter une bouée vers le premier être vivant que nous croisons. Il y a des radeaux qu’on préfère parfois ne pas quitter, ils sont familiers, ils ne remettent pas tout en cause. Tant qu’à être un naufragé, autant l’être dans la bonne humeur et fidèle à ses principes. Je vais m’en vouloir de la faire souffrir, mais si je veux pouvoir me regarder dans un miroir, je dois retourner sur mon radeau. Il reste un excellent concert en perspective pour endormir l’esprit… Un concert avec la bande !

Trent Reznor et les fantômes de NIИ

Posté le 21/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Comme promis, retour d'écoute sur les dernières créations de Trent Reznor, à savoir, Ghosts I-IV et "The slip" (qu'il faut traduire par l'erreur, le dérapage... rien à voir avec les kangourous...).

Concernant Ghosts I-IV tout d'abord. Dés la première écoute, une accroche terrible : 36 titres, que des instrumentaux pour une panoplie assez complète des émotions que peut faire naître l'écoute prolongée de NIИ.

Certains détestent ce Halo. Je le trouve phénoménal, tout simplement. On y retrouve des morceaux qui rappellent les débuts avec "The pretty hate machine" et d'autres qui évoquent à mes oreilles le terrifiant "Downward spiral", certains encore dans la lignée de "With teeth" ou du travail apporté au "Year Zero"...

Certes on peut regretter l'absence de voix. Encore que, les morceaux se suffisent à eux même selon moi.

C'est sans doute un album "pour les fans", pas très abordable aux novices de NIИ, je le reconnais. Mais en écoute avec un autre grand fan, avec le matériel adéquat, c'est une tuerie sonore.

Et c'est là un des autres points forts de Trent : sa conception du son et la manière qu'il a de le triturer pour atteindre son objectif. Ca s'écoute fort, et avec du matos de qualité.

Là, moi, ça me dresse les poils sur les bras.

Passons à "The slip". Comme je le disais dans un billet précédent, la première écoute m'a laissé une impression vraiment très moyenne. Un air de déjà-vu par rapport au "With teeth" que je n'avais pas vraiment apprécié.

Seulement voilà, après une écoute intensive du "Beside you in time" force est de constater une chose : beaucoup, dont je fais partie, préfèrent les versions live de NIИ (quand elles sont de qualité, cela va de soit).
Or, le "Beside you in time" de ce côté est vraiment bon. Je me suis surpris à scotcher sur des titres comme "Right where it belongs", "You know what you are" ou encore "The line begins to blur" en plus des traditionnels et incontournables "Terrible lie", "Hurt", etc.

Des titres issus donc de "With teeth". Réécoute de ce halo... Bilan, avec le recul et le live encore dans les oreilles, il sonne nettement mieux. Je dirais même très bien !

S'ensuit donc une énième écoute de "The slip", qui offre finalement d'excellents morceaux, de "Discipline" à "Echoplex" en passant par "Lights in the sky", quelques instrumentaux...

Je révise donc mon avis, et finalement apprécie cet album pour ce qu'il a de différent. Car une fois de plus, Trent Reznor a su innover et apporter une dimension, une approche différente à sa musique, encore faut il se donner le temps d'appréhender tout cela.

Ca n'en fait pas un album à conseiller à des novices, une fois de plus, du moins dans son ensemble. Mais assurément, du bon NIИ qui devrait figurer en bonne place dans mes playlists.

Surtout que comme je le disais, il est entièrement et gratuitement téléchargeable légalement sur www.nin.com ! Ce serait quand même con de ne pas en profiter !

En parlant de leur site officiel d'ailleurs, j'en profite pour faire une annonce de dernière minute (décidément, Trent ne chôme pas en ce moment !).

Depuis cette nuit est lancée officiellement la page facebook du groupe. Du son, des vidéos, des news...

Où ça ? hé hé, que ne ferais tu pas sans moi lecteur adoré ? (tu chercherais probablement tout seul, je sais... ) Ici bien sûr :

http://www.facebook.com/pages/Nine-Inch-Nails/19787971220


Remplis tes oreilles du son de Trent, gaves tes yeux de ses vidéos, et je reviens bientôt pour te faire (re)découvrir d'autres groupes qui me plaisent.

définition des nuages

Posté le 19/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Parfois je laisse mon esprit s’échapper. Mes pensées [poussent], sortent de ma tête, comme des cheveux. Longs, légers…

Ils [elles] se détachent [volent], rejoignent [autre chose] le ciel, les oiseaux [ailleurs], les nuages.

Là, je [nous] marche sur le ciel, à l’envers du monde. Changer [muter] de point de vue. Tout s’éclaire. Les réponses se dévoilent, un bref instant [entrevues], le temps de rien [un nuage] et redeviennent ce qu’elles sont [des pensées enfouies], des nuages.

Je marche sur les nuages.

J’explore, je retrouve [me souviens], arpente [découvre] ce qui survient [ce qui est], indicible, inaccessible [présent] dans ce que je vois [entend] tous les jours, ici, ailleurs.
Ce n’est pas rêver [pas seulement], c’est juste être [devenir ?]…

Je me détend [retrouve] en ces lieux familiers [inconnus] ou errer a une signification [utilité] particulière, j’y puise [force] énergie pour les petits tracas de la vie, me remémore le passé [futur ?] et ses bons moments, et je modèle… [quoi] d’autres pensées [rêves] (nuages).

Il fait bon marcher ici.

C’est mon [ile] refuge, mon jardin [zen] secret que je ne pourrai jamais vraiment partager.

C’est une partie de moi [moi]

les fourmis et leurs héros tv

Posté le 18/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
N’est il pas étrange que le monde soit fait de manière telle que l’humanité semble avancer dans une direction un peu à l’image d’une fourmilière tandis que chacun de nous, autour de nous, n’est obsédé que par ses propres désirs et objectifs ? Affairé à la recherche d’un improbable bonheur pour certain, avec ou sans âme sœur, tandis que d’autres savent se contenter de ce qu’ils ont, ou font au mieux avec leur famille à gérer…
Tout ce monde avec ce lot quotidien de soucis et de petits plaisirs…
Chacun dans sa direction…
Et moi je me trouve là au milieu, comme des millions de personnes, avec mes espoirs et mon passé, mes idéaux un peu surannés et mon cynisme dégoûté, en quête comme tout le monde d’un amour improbable alors qu’on me répète depuis l’enfance que ‘’ça vient quand on s’y attend le moins, quand on ne cherche pas…’’.

Est-ce que c’était le point commun de tous ces célibataires quasi-trentenaires ? Avaient ils en eux une tare qui les distinguait du reste du monde ? Se remettaient ils trop en question ou au contraire pas assez ? Ou était ce du en partie aux dessins animés qu’ils avaient ingurgité étant enfants ? Ils étaient la génération 80, leurs premiers pas dans la vie se sont faits avec le Capitaine Flamme, Albator, Goldorak et tous les autres. Au final, tous leurs exemples étaient rongés de sentiments amoureux qu’ils ne pouvaient assouvir, destinés à servir un idéal noble… Du moins pour les garçons, les filles elles avaient pour exemple Gigi, Candy et consoeurs… Ce qui n’était pas mieux au final.

Bref, EraS en était là de ses pensées, au milieu des étalages d’une boutique spécialisée en fringues pour homme qu’il affectionnait particulièrement. C’était là un de ses pêchés mignons. Il ne pouvait s’empêcher facilement d’entrer dans cette boutique, ‘’juste pour voir’’… Et il en ressortait invariablement avec quelque chose.

Aujourd’hui il jeta son dévolu sur une chemise kaki un peu cintrée.

Un peu plus tôt dans la matinée, il avait donné rendez-vous à presque tout le monde : Bridget, Scrat et le Cousin. On passerait en test la blanquette de veau d’EraS.

Après quoi, direction la nuit des musées.

En payant ses achats, EraS avait failli y inviter la vendeuse de la boutique. Mais il s’était dit que pour une première, en admettant que celle-ci accepte, un musée ne serait peut être pas le top. Surtout avec la bande. Pas évident pour un premier contact, aussi bien pour elle que pour lui.

Mais sa décision était prise : sans risque, pas de réussite possible ! Il l’inviterait donc la prochaine fois qu’il reviendrait. Pour aller boire un café. Classique mais bon…

Comment pouvait elle s’appeler ? Il n’en avait pas la moindre idée, son intuition d’habitude fidèle ne lui servait à rien cette fois ci. Par contre il trouvait ses grands yeux bleus ravissants. Non... Hypnotisants serait plus exact. Dans les 25 ou 26 ans peut être, maximum en tout cas. Grande et brune… Craquante.

Mais le repas n’allait pas se faire tout seul. Direction la maison pour un peu de ménage, beaucoup de vaisselle (les joies du célibat, ou l’art d’entasser la vaisselle sale…) et préparation culinaire.

Il s’attela à la partie cuisine dés 16h30 : pour être bonne, la blanquette devait cuire lentement, très lentement.

Scrat arriva vers 17h30. Ils en profitèrent pour regarder quelques épisodes de Sex and the City tout en discutant de choses et d’autres devant un café et une délicieuse tablette de chocolat noir. La semaine de Scrat, exilée forcée vers une ville qu’elle n’aimait pas, travaillant dans un service dont elle avait horreur, avait été épuisante. Aussi, elle apprécia ces instants de calme qui lui laissaient enfin un peu de répit pour souffler.

La nuit des musées débutait officiellement à 19h30, ce qui leur laissait largement le temps de boire l’apéro et de manger tranquillement.
Mais c’était sans compter les habituels retards de Cousin. Arrivé avec près d’une heure trente de retard, Scrat Bridget et EraS avaient bien sûr commencé l’apéro.

-Je crois que je suis encore passé pour une blonde la semaine dernière au taf, annonça Bridget.
-Blonde comment ? demanda EraS.
-J’avais un problème avec une commande qui n’arrivait pas, en Allemagne. Ils ne comprenaient pas que la commande arrive si tard alors une fille m’a appelé pour râler. Moi je n’y étais pour rien : avec les ponts, tous les chauffeurs ne roulaient pas. J’ai essayé de lui expliquer…
-Là je redoute le pire, intervint Scrat.
-Et moi, quand on m’agresse dés le matin quand je ne suis pas bien réveillée… Je lui ai demandé si eux ne faisaient pas le pont pour le 8 mai.
-…
-Elle m’a répondu : nous on a perdu la guerre.

C’était de l’avis général une belle boulette en effet. Du grand Bridget.

Quelques martini et vodkas plus tard, la blanquette fut servie. EraS, vivant seul, comme tous les mecs célibataires ou presque ne se cassait pas vraiment la tête pour se faire à manger la semaine. En revanche, il adorait ces temps de pause du week-end pour s’occuper des ses amis.

Soignant la présentation de ses assiettes, il leur servit une blanquette accompagnée d’un peu de riz et d’un gratin de courgettes, le tout accompagné d’une sauce aux champignons de Paris et aux trompettes de la mort.

Ravi de sa présentation, il le fut encore plus de l’enthousiasme de ses amis et du bon appétit dont ils firent preuve. Ce fut littéralement une mise en pièces. Que l’Arbois et le Charcenne arrosèrent agréablement.

Tant et si bien, qu’arriva 23h et le repas se terminait à peine. En comptant le temps de trajet, il s’avéra que la nuit des musées… et bien serait pour l’année prochaine ! Quant à sortir… tout le monde avait un peu bu donc les discutions allaient durer encore un moment : l’humour était au rendez-vous et l’ambiance était agréable, les sujets traités variés… en plus on pouvait fumer tranquillement sans avoir à sortir, et, bonus d’entre les bonus, la musique qu’on voulait !

EraS avait annoncé en début de soirée la création de sa chronique, ce qui l’avait poussé à se lancer à nouveau dans l’écriture (il a toujours écrit beaucoup de choses, des poèmes aux nouvelles en passant par diverses tentatives inabouties de romans), et leur avait présenté les premiers jets de No sex in the Tipi.

-Du coup, ce matin je me posais la question suivante : vous croyez qu’on se remet trop en question ou pas assez ? Qu’on cherche trop à ressembler à une sorte de compromis entre ce que nous sommes et un ‘’nous’’ idéal ? demanda t il.
-Pas assez de remise en question, je ne pense pas, répondit Bridget,
-Plutôt l’inverse oui, dit Scrat,
-Surtout les filles ! intervint le Cousin,
-Vous n’êtes pas les derniers pourtant vous les mecs. Tous des torturés.
-Là je ne suis pas d’accord Bridget.
-Moi non plus, remarqua EraS, quand tu vois le nombre de sangliers qu’on croise partout, eux on ne peut pas vraiment dire que ce soit des adeptes de l’introspection…
-Ils préfèrent introspecter dans les blondes oui, dit le Cousin.
-Non mais je parle des mecs normaux moi, pas des dragueurs fous, reprit Bridget
-Ah parce que t’en connais beaucoup toi ? sourit Scrat
-Le problème des mecs c’est qu’ils sont trop compliqués, continua Bridget, soit ils ne veulent que du cul, soit ils disent qu’ils veulent une relation sérieuse, mais dés que ça devient trop sérieux, ils se barrent !
-Les mecs, compliqués ? c’était EraS. Tu délires, un mec c’est binaire, c’est comme un ordinateur la plupart du temps : des 0 et des 1, oui ou non, d’accord pas d’accord, ça marche ça marche pas, blanc ou noir. Quasi tout le temps comme ça. Les filles c’est ‘’peut être’’, ‘’je ne sais pas’’, c’est ‘’oui’’ et deux minutes après ‘’non’’, sans qu’on puisse savoir pourquoi. Tiens, ce truc pour un mec est rose ou rouge, pour une fille ce sera fushia ou je ne sais quoi.
-Ils ne sont pas tous comme ça non plus, heureusement, dit Scrat.
-Non, j’ai dis la plupart du temps… Sinon ça doit être notre côté féminin qui s’exprime. Mais plus sérieusement, je crois que beaucoup de mecs sont des sangliers. Jusqu’au jour où ils se font avoir, qu’ils aiment vraiment et qu’ils se font plaquer comme des merdes, quand on leur fait ce qu’ils ont toujours fait. Là, souvent ils deviennent des torturés.
-Sauf que toi tu n’as jamais été un dragueur et que tu es quand bien barré.
-C’est différent, moi j’ai toujours été un idéaliste.
-Exact. Alors quoi ? C’est tout ou rien avec les mecs ? Y en a pas un seul à peu près équilibré ?
-Ils sont comme les filles : entre celles qui font les pintades et prennent les mecs pour des cons, histoire de se venger des sangliers qu’elles ont croisé, et celles qui paraissent bien mais qui sont des nevrosées psychotiques incapables de sortir du passé… Elles sont rares celles qui n’entrent pas dans ces catégories.
-On n’est pas des névrosées !
-Je crois qu’en matière d’amitié mais aussi en matière de sentiments, il n’y a pas que les qualités de l’autre qui nous attirent. Je crois que ce qui fait durer, c’est qu’on s’entende le mieux avec ceux qui ont des défauts compatibles. De la même manière que je ne vais pas supporter certains travers, toi ça ne va pas te déranger, et inversement.
-Peut être que la difficulté est de trouver quelqu’un avec les qualités qu’on apprécie mais dont les défauts nous conviennent oui.
-Ca ne nous dit pas si on se remet trop en question ou pas assez.
-Ca dépend des gens. Nous peut être un peu trop. Mais pour l’histoire de l’idéal auquel on essaye de ressembler… Je pense qu’on essaye tous de plaire, d’une manière générale. Donc forcément, on fait attention à ce qu’on met, à ce qu’on dit et tout ça.
-Donc le regard des autres quoiqu’on en dise compte plus que ce que nous sommes réellement.
-De certains en tout cas, oui, sûrement.
-Et bien on n’est pas tirés de la berge ! conclut EraS.

Au fond, le regard des autres pèse toujours sur notre façon d’être, à cause de cette référence à la norme. Peut être que c’était ça la vraie question : qu’est ce qui a fait, à un moment, que la norme est arrivée à tellement influer sur nous que nous ne nous en rendions même plus compte ?

Finalement, on se remet en question par rapport à quoi ou à qui ? C’est toujours le référentiel qui compte. Par rapport à ce que nous voudrions ? A ce que nous voyons autour de nous ?

La seule tare qu’ont les quasi-trentenaires ne vient pas de leur éducation sentimentale, de leurs états d’âmes, mais de l’influence de la norme, insidieuse, omniprésente, impalpable. Et ce sentiment de ne pas être à sa place ne naît sans doute que de cet état de fait : ils sont finalement un peu comme des rebelles qui n’entrent pas dans le carcan.
Ca ne les empêche pas de le désirer un peu malgré tout ce carcan. Mais pour eux c’est sans doute plus par idéal que par obligation de se soumettre à la norme.

Je trouve cette vision assez rassurante : mon moment n’est pas venu, voilà tout. Je ne suis pas si anormal que ça, ou plutôt, si je le suis, c’est parce que je suis moi, et ça, c’est flatteur. Reste à trouver une anormale avec des défauts compatibles…

Et continuer à partager ces bons moments avec mes amis, de bons repas, de bons vins… Car casé ou pas, les amis, les vrais, eux sont toujours là.

Le numéro 0, le pilote...

Posté le 16/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Comme dans toute série qui se respecte, il faut un pilote qui va te présenter les principaux personnages et te donner un aperçu de ce qu’ils sont, ce qu’ils pensent, etc.

Ici, je n’utiliserai que des pseudos, et laisserai dans l’ombre certains détails personnels, changerai quelques noms de lieux, je préfère te prévenir tout de suite. Un blog a beau pouvoir être un journal intime, il y a des choses que je préfère garder pour moi, tu pourras le comprendre je pense.

Tu suivras donc en ces lignes les aventures de ton serviteur, et je prendrai ici le pseudo de EraS. Amateur d’arts, de musiques le plus souvent peu connues, c’est un bricoleur hors pair et un touche à tout qui entre autre s’essaye au dessin.

L’un des meilleurs amis d’Eras n’est autre que son Cousin. Inséparables dés qu’il s’agit de faire la fête, et ce depuis leurs 12 ou 13 ans, ils vivent dans le même village campagnard, tandis que certains de leurs amis se sont un peu éloignés. Ce qui ne t’empêchera pas de les croiser de temps à autre je pense.

Souvent, Scrat les accompagne. Scrat, à peine plus jeune que Cousin et Eras, suit des études et n’est par conséquent là que le week end. Cette fille est une pile électrique qui a un goût prononcé pour les fringues et les chaussures. EraS et elle se connaissent depuis environ 5 ans.

Une autre fille de la bande, Bridget. Elle doit ce surnom a sa troublante ressemblance à Bridget Jones en ce qui concerne toutes les gaffes qu’elle est capable de faire et celles qu’elle a déjà commises. Grande consommatrice d’art et de cinéma, c’est une adepte d’artistes tels que Ez3kiel, Moriarty, Björk, etc. Ce qui fait d’elle la compagnie idéale d’EraS lorsqu’il a envie d’expos ou autres. A moins que ce ne soit l’inverse. Bridget et EraS se connaissent depuis l'enfance.

La troisième femme du groupe n’est autre que Chapo. A la différence des autres filles, elle ne vit pas dans le même village, mais un village voisin. Son goût pour la fête est assez prononcé et elle est un peu le clown qui prend plaisir à vivre l’instant présent avant qu’il ne passe. Elle connait EraS depuis plus de 10 ans, mais avec les divers déménagements d'EraS... C'est le hasard qui les a fait se rencontrer à nouveau l'an passé.

Enfin, tu croiseras sans doute assez régulièrement Dadal, le plus vieux des mecs, grand philosophe et pourvoyeur d’expressions imagées, dont la vision du monde a souvent tendance à faire bouillir le cerveau d’EraS. Leurs discussions se terminent d’ailleurs souvent au petit matin, quand le jour se lève, après un apéro de maçon, ponctuées par des ‘’ ta gueule les oiseaux’’ assez retentissants. C’est également celui qui a fait découvrir à EraS l’univers de la musique Indus et EBM et à ce titre, son compagnon le plus régulier depuis une quinzaine d’années dans tous les concerts et soirées, de France ou d’Hélvétie, celui avec qui il partage le plus ce goût particulier.

Voilà pour ce qui est des principaux personnages, tu les découvriras un peu plus à chaque épisode, ainsi que d’autres de leurs relations.

To be continued…

Naissance d'une improbable chronique

Posté le 16/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Pourquoi un tel intitulé ? Un vague rapport avec la célèbre série ‘’Sex and the City‘’ ?
Et bien en fait… Un peu…

Le mieux est d’expliquer le pourquoi du comment, et pour le coup, je vais utiliser des pseudos qui seront utilisés pour tous les personnages de cette chronique.

Donc, grosse soirée chez Scrat. Depuis le temps qu’on entend vanter ses lasagnes, voilà LA soirée où nous allons tous chez elle, dans son appart ‘’à la ville’’. Il faut en effet savoir que je vis dans la campagne profonde…

La soirée se déroule à merveille, les lasagnes sont à se damner, un vrai régal ! Et le petit arbois que Cousin et moi avons eu la bonne idée d’apporter fait son effet.

Bref, réveil samedi matin assez tôt, avec le soleil. Le Cousin a déserté, déjà rentré je suppose. Scrat quant à elle, semble dormir encore.

Mais voilà, il n’est que 6h30 ! Je n’ai certes dormi que 3h, je n’ai plus sommeil. Donc, l’option la plus évidente : DVD !

Le premier qui me tombe sous la main, n’importe quoi, pourvu que je ne connaisse pas.

-‘’Sex and the city’’ ? Kesako ? Ah oui, je crois que Scrat en a déjà parlé… Truc de filles assez marrant apparemment… Boarf, vivons dangereusement, essayons !

Ainsi découvris je cette série donc j’avais vaguement entendu parler. Et oui, comme je le disais, je vis à la campagne, et chez moi, je n’ai même pas la 6 ! Hé hé, on ne peut pas tout avoir non plus. Et puis bon, ça ne figure pas dans mes priorités, loin de là.

Là je dois dire qu’au premier épisode de la première saison, je ne savais pas quoi penser. Je me demandais si je devais rire ou changer de DVD. Une série sur 4 filles célibataires trentenaires dans Manhattan qui traite de l’amour sous toutes ses formes, à priori, sans tabou… et les mecs en prennent pour leur grade ! Belle panoplie !

Mais après tout, comme je suis assez cynique et amateur d’auto-dérision, pourquoi pas ?

3 puis 4 épisodes défilèrent ainsi avant que Scrat n’émerge. Evidement, elle fut assez surprise de me découvrir captivé par ces 4 filles, limite déjà un peu amoureux de Charlotte (ralala…), et passablement mort de rire.

Pour un premier contact, ce fut réussi.

Par la suite, des références à la série furent faites au détour de plusieurs conversations, mais j’en étais resté à mes 4 épisodes.

Depuis peu, il se trouve que Scrat, pour s’occuper de mon moral un peu en berne a décidé qu’on devait regarder ensemble TOUS les épisodes avant la sortie au ciné du film prévue pour le 28 mai.

Assez bonne initiative je dois dire. Il faut savoir que Scrat est une de mes rares confidentes, et que je suis l’un des rares à remplir cet office pour elle. Du coup, visionner quelques épisodes nous rapproche et nous permet d’échanger quelques confidences, quelques avis sur des thèmes qu’on n’aborderait pas forcément dans une conversation classique.

Bref, le but est atteint, avec en prime, cette idée absurde de faire à mon tour la chronique aussi déjantée que possible de la vie de la poignée de célibataires quasi trentenaires que nous sommes.

Sauf que dans la bande, filles comme mecs, ne séduisons pas autant que dans la série (même limite l’inverse !), ne faisons pas partie de la jet set d’une immense ville, et n’avons finalement peut être pas une vie trépidante à en faire une série TV (qui en douterait ?).

Ce qui ne nous empêche pas de connaître un tas de déboires et d’avoir un tas d’interrogations plus ou moins pertinentes… que j'espère au final assez drôles aussi.

Ainsi naît donc sous tes yeux ébahis (de consternation ou d’agréable surprise, à toi de voir !) No Sex in the Tipi, ou la vie et les interrogations d’une bande de célibataires quasi trentenaires à la campagne…




pelletage, erements, absurdité... où quand la question fait tout pour ne pas avoir de réponse

Posté le 14/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Après un week end quelque peu agité entre égarements, glandouille, brocante, farniente, lasagnes, paëlla, bâton du diable et un retour au travail mardi pour le moins décevant, une période "d'intense réflexion qui ne mène à rien" se profile de nouveau à l'horizon.

J'aime ces périodes pour la profondeur stupide voire absurde de certaines pensées qui n'ont aucun but, si ce n'est celui d'être, simplement. Elles rejoignent un peu le concept du pelletage de nuages qui m'est si cher.

Et elle ont cet avantage de me laisser me triturer le cerveau jusqu'à totalement se l'accaparer, ce qui m'évite ainsi de réfléchir à d'autres sujets que je préfère laisser de côté quelques temps, généralement le temps d'avoir le recul nécessaire pour y jeter un oeil plus serein. Un bon moyen d'écarter les pensées parasites en quelque sorte.

Ainsi, on peut se poser les questions suivantes :

-vouloir la lune ne la dépose pas au creux de notre main... mais à quoi pense un chien lorsqu'il la regarde ?


-elle : c'est dangereux la moto
-lui : les relations amoureuses aussi... en moto au moins tu as un casque. Tu te vois rouler des pelles avec un casque toi ?
-elle : à moins d'avoir un casque bol...
-lui : dans ce cas la relation tourne au ridicule non ? Alors est ce que ça vaut le coup de continuer ?


-et si je faisais une chronique inspirée d'une série TV qui me fait mourir de rire pour mon blog ?


-comment se peut il et comment expliquer qu'en partant de rien on puisse arriver nulle part ?

-on dit qu'on utilise que 10% de notre cerveau. Comment peux t on calculer un truc pareil puisque si on en utilise que 10%, on ne peut concrètement avoir une idée réelle des capacités de notre cerveau et qu'on ne peut avoir de référentiel ?

...



info flash Nine Inch Nails !!!

Posté le 12/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Au hasard de mes errances sur le net, je viens de tomber sur le tout dernier album de NIN, "The slip", téléchargeable entièrement gratuitement avant sa sortie dans les bacs au début de l'été 2008.

J'en suis à la première écoute... Ca va en demander plusieurs avant que je ne me prononce, mais franchement, de ce que j'entend actuellement... ça casse pas des briques, pire, ça me fait penser à un "With Teeth"...

M'enfin, pas de déception hâtive, je l'écoute encore 5 ou 6 fois et je te balance une chronique sur ce halo 27 (quoi ? déjà 27 ? bah en même temps, NIN a quand même 20 ans tu me diras...).

Ah et évidement je t'expliquerai comment faire pour le télécharger légalement, notre pro du marketing Trent n'en finira pas de me surprendre décidément...

Chattam, CIA, théories de complots et paranoia...

Posté le 11/05/2008 à 12:00 par absurdeetparadoxes
Où va t il nous amener avec un tel titre? C'est peut être la question que tu te poses ?

En fait, j'ai envie de te parler d'un livre que j'ai lu il y a quelques mois et qui m'a beaucoup plu. Enfin... en partie en tout cas. En fait non, je ne vais tout à fait te parler du livre, mais d'une partie de ce dont parle ce livre.


Il s'agit des "Arcanes du chaos", de Maxime Chattam. Tu as peut être déjà entendu parler de cet écrivain français, il a publié une trilogie intitulée du mal (L'âme du mal, In Tenebris, Maléfices) qui a pas mal fait parler d'elle.

Il a une manière assez particulière d'écrire. Ses livres sont conçus pour être lus "comme des films", c'est du moins l'impression que j'ai. La mise en scène, les ficelles de l'intrigue, les personnages... tout semble fait pour être adapté au cinéma tel quel.

On aime ou on aime pas.

Concernant les Arcanes du chaos justement, j'ai lu quelques critiques (après avoir lu le livre, toujours) qui le portaient aux nues ou qui le descendait littéralement en flèche. Quand certains vantaient son art de la mise en scène, d'autres fustigeaient les rebondissements prévisibles, le côté déjà vu du déroulement de l'action.

Encore une fois, c'est une question de goûts.

Ce livre nous entraîne dans une énième théorie de complots. Ca démarre de manière un peu fantastique, limite surnaturelle, pour nous emporter dans le tourbillon des machinations ourdies de longue date par des groupuscules plus ou moins ésotériques et plus ou moins hégémonistes.

Difficile d'en dire plus sans trahir l'intrigue.

En fait, ce qui m'a surtout frappé dans ce livre, ce sont les "révélations" d'un des personnages sur la réalité de certains évènements historiques. Ce personnage utilise un blog pour faire ces révélations.

Et il martèle à chaque fois comme on scande une devise que toutes les informations dont il parle sont là, sous nos yeux, et qu'on peut utiliser le net pour vérifier.

Tu me connais, je suis d'une nature curieuse, donc forcément, ce genre de chose, il ne faut pas me le dire deux fois !

J'ai donc vérifié.

Je te passe les détails des recherches sur les Illuminati, les Skull and Bones, les logiciels d'analyse de la dynamique de frappe utilisés par la CIA et tout ça. Tu n'as qu'à chercher un peu toi aussi, je ne vais pas non plus faire une thèse.

Par contre, un des faits les plus marquants concerne une certaine "opération Northwoods".

En effet, on peut trouver une mine d'infos sur le sujet : il s'agit d'un dossier top secret déclassifié de la CIA. Et un truc genre bien lourd, le genre de squelette qu'on préfère laisser au placard.

Tu vas comprendre pourquoi.

Remise dans le contexte : avril 1961, la CIA envoie dans la Baie des Cochons, conformément à la politique offensive anti castriste inaugurée par Eisenhower, un groupe de mercenaires et d'exilés cubains superficiellement formés.

L'opération tourne au désastre.

Dans la foulée, Kennedy est élu. Il s'oppose à l'envoi de troupes armées pour libérer les prisonniers et va jusqu'à désavouer l'opération et littéralement décapiter la CIA. Allen Dulles, son fameux directeur, réputé aujourd'hui pour ses coups tordus et ses barbouzes, se fait renvoyer, ainsi que son adjoint Charles Cabell.

Pour autant, il décide de maintenir la politique anti castriste et nomme un groupe spécial élargi composé de son frère Robert (Attorney général), du général Maxwell Taylor (son conseiller militaire), Gorge Bundy (conseiller national pour la sécurité), Dean Rusk (secrétaire d'Etat), Alexis Johnson (conseiller assistant), Robert McNamara (secrétaire à la défense), Roswell Gilpatric (conseiller assistant), John McCone (directeur de la CIA) et du général Lyman L. Lemnitzer (chef d'état-major interarmes).

La mission de ce groupe est de trouver des solutions pour contrer ce voisin gênant que représente Cuba et à travers lui, le communisme.

Cependant, certains militaires considèrent John Kennedy trop mou, trop passif.

Ils vont donc mettre au point un stratagème destiné à forcer l'administration Kennedy à prendre les armes.

Ce stratagème, initié par le général Lemnitzer, sera appelé "opération Nortwoods".

Basée sur le coup fourré, la désinformation, la manipulation de l'opinion publique, l'opération Northwood est le parfait exemple de la puissance de certains lobbys militaro-industriels.

Le plan consistait à faire subir des dommages aux biens et personnels américains civil et/ou militaire, suffisamment importants pour susciter une forte indignation dirigée contre Cuba.

Oui oui, tu as bien lu : la CIA envisageait sérieusement, suffisamment au point de le planifier, de tuer délibérément des ressortissants de son propre pays "pour le bien de tous" !

Ainsi il était prévu entre autre :

# l'attaque de la base de Guantanamo par des mercenaires cubains sous uniforme castriste.
# de faire sauter un navire de guerre américain dans les eaux territoriales cubaines avec la présence proche de navires ou avions cubains aux fins d'imputation, attaque voulant rappeler la destruction de l'USS Maine à La Havane en 1898 (qui fit 266 morts, victimes, en réalité, d'un accident), utilisée pour justifier l'intervention militaire menée alors pour déposséder l'Espagne de sa colonie. Le navire aurait pu être téléguidé et les fausses victimes auraient bénéficié de funérailles simulées.
# de terroriser les exilés cubains de Floride en organisant des attentats contre eux, y compris de couler, réellement ou en simulation, des embarcations chargées de ces réfugiés fuyant le régime castriste. De faux agents cubains auraient été arrètés et contraints aux aveux afin d'exhiber des preuves. La presse aurait été alimentée de faux documents compromettants pré-établis.
# le bombardement nocturne d'états voisins par de faux avions cubains.
# la destruction d'un avion charter, opéré par une compagnie aérienne détenue en sous-main par la CIA, dont les passagers, des étudiants en vacances, auraient été transférés sur un avion similaire, et dont les messages radio auraient dénoncé une attaque par un chasseur cubain


et j'en passe...


L'opération n'a pas été approuvée par le général Mcnamara et le président Kennedy s'y est aussi opposé, malgré de nombreuses pressions.

Certains adeptes des théories de complots iront jusqu'à dire que cette opposition au lobby militaro-industriel est une des raisons qui ont décidé celui-ci de procéder à l'assassinat de JFK.

Toujours est il que ce genre d'infos, moi ça me choque.

Je ne suis évidement pas à la tête d'un pays en pleine guerre froide, ni un général spécialisé dans les actions secrètes, mais je n'arrive tout de même pas à comprendre comment on peut envisager de telles manipulations de l'opinion publique pour "le bien de la nation" et encore moins pour que quelques actionnaires se remplissent encore plus les poches.

Parce que c'est de ça aussi qu'il s'agit.

Je ne suis pas non plus un adepte des théories de complots. J'aime lire des romans pleins de ce genre de choses, je suis consommateur de ce genre de cinéma aussi.

Mais après avoir trouvé le dossier déclassifié sur le net, c'est pas difficile croyez moi, ça me fait me poser aussi pas mal de questions.

On sait tous que Collin Powell a baratiné tout le monde à l'ONU pour pouvoir envoyer des troupes en Afganistan et en Irak après le 11 septembre, pour le pétrole, ça ne fait aucun doute en ce qui concerne l'Irak.

Certains parmis vous se sont étonnés aussi de certains "détails" troubles qui concernent cette série d'attentats (la liste est longue, mais on trouve pas mal de sites qui en parlent, plus ou moins farfelus certes... ).

Certains aussi se sont peut être étonnés qu'on envoie que 11 000 hommes en Afganistan pour traquer Ben Laden (soit moins d'hommes que de policiers à Manhattan quand même !) tandis qu'on en envoyait des dizaines de fois plus en Irak.

Pour ceux qui auront poussé leurs recherches assez loin, ils auront peut être constaté les liens qui existent entre certains actionnaires de grandes sociétés américaines, l'armée et des pays comme l'Irak ou l'Arabie Séoudite (Dick Cheney, Paul Wolfovitz, Halliburton et j'en passe).

Après ça, forcément, on compare à ce qui se passe chez nous, ce qui s'est déjà passé. Les armes vendues à l'Irak dans les années 80, puis notre départ avec les autres pour la première guerre du Golfe, etc.

Et finalement, on se demande vraiment si on est si cons que les politiciens semblent le croire.

On peut penser que oui.

C'est un avis personnel bien sûr mais quand je vois le guignol qu'on a laisser élire... Un premier prix de démagogie ça c'est certain.

Mais je suis aussi tout à fait conscient qu'en face, il n'y avait rien de mieux, malheureusement.

M'enfin du coup... on dit que l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs.

Je me demande combien d'opération Northwoods, d'opération Mangoose, d'opération Mockinbird ou tout autre nom dont on les aura affublées ont été conçues.

Combien sont encore classées secret défense, pas qu'aux USA, mais partout, y compris chez nous.

Combien ont été réalisées.

Sans qu'on en sache rien.

Sans qu'on s'en rende compte.

Juste pour nous manipuler.

Pour que certains remplissent leurs poches.

Finalement... complot de la CIA le 11 septembre ou pas ?

Et le suicide de Beregovoy ?

Les écoutes de Mitterand ?

Ma boulangère est elle vraiment boulangère ? Est ce qu'elle ne pourrait pas faire partie de la DST ou de la DGSE ? En mission de surveillance, ou de déstabilisation...

Un truc à devenir vraiment parano tout ça !

Remarque : ce n'est pas parce qu'on n'est pas parano qu'on n'est pas suivis...

Médites là dessus lecteur, et jette un oeil aux photos de ce fameux dossier déclassifié.

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